Épreuve des Herbes

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Épreuve des herbes dans la bande dessinée « Zdrada »

L'Épreuve des herbes est la première étape du processus de mutation auquel les jeunes apprentis sorceleurs étaient soumis. S'ils la réussissaient, ils recevaient ensuite un cocktail à base d'hormones et de plantes auquel était ajouté la contamination par un virus, ceci autant de fois que nécessaire jusqu'à ce que la mutation ait réussi. Comme le confirme Geralt dans L'Épée de la Providence, seulement quatre élèves sur dix survivent à l'épreuve, mais ceux qui ont survécu ont gagné des capacités physiques et des réflexes hors du commun. Les yeux très particuliers permettant la vision nocturne, caractéristiques des sorceleurs, sont également le résultat de la mutation.

Sous la plume de Sapkowski[modifier | modifier le wikicode]

- Aucun. L’épreuve des Herbes, Calanthe, est horrible. Et ce que l’on fait irrémédiablement aux jeunes garçons pendant les changements l’est encore plus.
- Cesse de t’apitoyer sur ton sort, grommela-t-elle. Cela ne te ressemble pas. Peu importe ce que l’on t’a fait subir. Le résultat à mes yeux est tout à fait probant. Si je savais que l’enfant de Pavetta devait devenir quelqu’un de semblable à toi, je n’hésiterais pas un instant.
- Le risque est trop grand, répondit-il rapidement. Oui, c’est comme tu le disais : quatre sur dix survivent.
- Par le diable ! N’y aurait-il de danger que dans l’épreuve des changements ? Seuls les futurs sorceleurs prendraient-ils des risques ? La vie est pleine d’aléas, Geralt. La sélection gouverne aussi la vie : accidents, maladies, guerres. S’opposer au destin peut être tout aussi dangereux que de s’y abandonner. Geralt… je te donnerais volontiers cet enfant, mais… moi aussi j’ai peur.
- Je ne le prendrai pas. Ce serait une trop grosse responsabilité que je refuse d’assumer. Je n’aimerais pas que cet enfant parle de toi un jour comme… comme moi…

L'Épée de la Providence, page(s) ?

Tout est clair, pensa-t-elle soudain alors qu’une vive excitation recommençait à l’envahir, cette fois complètement différente de la première. C’est évident. Ils veulent muter l’enfant, la soumettre à l’épreuve des Herbes et aux Modifications, mais ils ignorent comment faire. Des anciens, il ne subsiste que Vesemir, mais il n’était qu’un maître d’armes. Le Laboratoire caché dans les souterrains de Kaer Morhen, les fioles empoussiérées contenant les élixirs légendaires, les alambics, les fours et les cornues… Aucun d’eux ne sait comment s’en servir. Il est certain qu’un magicien-renégat a élaboré ces élixirs en des temps très reculés. Ses successeurs ont amélioré la formule des années durant, leur magie a contrôlé le processus de Modifications auquel étaient soumis les enfants. Mais, à un moment donné, la chaîne a été rompue. Le savoir des magiciens et leurs compétences ont fait défaut. Les sorceleurs ont les Herbes. Ils ont le Laboratoire. Ils connaissent la formule. Mais il leur manque un magicien.
Qui sait, se dit-elle encore, peut-être ont-ils déjà essayé ? Peut-être ont-ils donné aux enfants des décoctions préparées sans l’aide de la magie ?

Le Sang des Elfes, page(s) ?

« Le troisième jour, tous les enfants estoient morts horsmis un seul, un enfant masle a peine aagé de dix ans. Cestuy-la mesme qui jusques a present estoit tombé en une folle frenesie, avoit soudain été pris d’un profond avertin. Ses yeux avoient une regardure ternie, ses mains saisissoient incessamment la couverture ou s’agitoient à l’air comme si l’enfant eust voulu prendre des plumes. Son soufflement faisoit grand bruit et estoit rauque, une sueur froide, visqueuse et puante sortoit de tout son corps. Alors l’elixir lui fut de nouveau injecté dans les veines et la crise recommença tout de nouveau. Ceste fois, l’enfant saigna du nez et sa toux mua en un vomissement, après quoi le garçon perdit toute force et estoit comme sans vie.
Les symptômes ne déclinèrent pas deux jours durant. La peau de l’enfant, jusques la couverte de sueur, estoit devenue sèche et chaude comme braise, le batement de son pouls alloit laschement et n’estoit pas regulier, mais moyennement fort, plustost lent que prompt. Il ne sortit plus une seule fois de pasmoison ni ne poussa de cris.
Vint en fin le septième jour. Le garçon estoit comme sorti d’un songe et il ouvrit les yeux, et ses yeux estoient comme les yeux d’une vipere. »

Caria Demetia Crest, De l’Espreuve des Herbes et autres
pratiques secretes des sorceleurs, de mes propres yeux vues
manuscrit à usage réservé au chapitre des magiciens.

Le Sang des Elfes, page(s) ?

» Et je te dirai encore ceci, poursuivit Ortolan en haletant. Par ce meurtre imprudent, tu as déshonoré l’œuvre de tes propres pères. Parce que c’est Cosimo Malaspina, et par la suite son élève Alzur, Alzur, précisément, qui ont créé les sorceleurs. Ce sont eux qui ont imaginé la mutation, grâce à quoi les créatures à ta ressemblance ont été créées. Grâce à quoi tu existes, grâce à quoi tu parcours le monde, ingrat. Tu devrais les tenir en estime, Alzur et ses suivants et leur œuvre, et non point les détruire ! Aïe… Aïe…
La Saison des orages, page(s) ?


Notes[modifier | modifier le wikicode]

  • Les cheveux dépigmentés de Geralt ne sont pas le résultat de la mutation ordinaire mais d'une série d’expériences supplémentaires auxquelles il a été soumis parce qu'il avait particulièrement bien supporté la mutation.
  • "Trial of the Herbs" est le titre d'une chanson de Marcin Przybyłowicz qui est incluse sur le CD Inspired by The Witcher.