Aelirenn

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Aelirenn
Identité
V.O.
Aelirenn
Surnom(s)
La Rose blanche de Shaerrawedd
Elirena
Espèce
Elfe

Aelirenn, surnommée « la Rose blanche de Shaerrawedd », ou Elirena, par les nains et les humains, est une elfe qui mena un grand nombre de jeunes elfes à leur mort, contre la volonté des anciens, dans une deuxième bataille contre les humains, vers le XIème siècle.


Sous la plume de Sapkowski[modifier | modifier le wikicode]

- Elirena…, grommela-t-il soudain. Si Elirena est une héroïne, si ce qu’elle a fait relève de l’héroïsme, alors, tans pis, qu’on me dise traître et lâche. Parce que, moi, Yarpen Zigrin le renégat, j’affirme qu’on ne devrait pas s’entre-tuer, mais vivre ! Vivre de façon à ne pas devoir ensuite implorer le pardon de qui que ce soit. Elirena l’héroïque… Ça, pour le faire, elle a dû le faire. « Pardonnez-moi », suppliait-elle… Par tous les diables ! Mieux vaut mourir plutôt que vivre en sachant qu’on a fait quelque chose qui exige le pardon des autres.
Le Sang des Elfes, page(s) ?

Un grand rosier, paré de dizaines de fleurs d’un blanc de lis toutes plus belles les unes que les autres, poussait, au milieu des gravats que les céramiques brisées rendaient pittoresques. Des gouttes de rosée, aussi brillantes que l’argent, scintillaient sur les pétales des fleurs. L’arbrisseau enveloppait de ses tiges une grande dalle de pierre blanche, de laquelle les observait un beau visage à l’air triste et aux traits nobles et délicats, que les pluies et les neiges successives n’avaient pas réussi à effacer. Pas plus que les burins des pilleurs venus extraire des bas-reliefs dorures, mosaïques et pierres précieuses, n’étaient parvenus à le défigurer.
Le Sang des Elfes, page(s) ?

- Aelirenn, répéta-t-il après un instant. Elirena, pour les nains et les humains. C’est elle qui les a menés au combat, il y a deux cents ans. Parmi les elfes, les anciens étaient contre. Ils savaient qu’ils n’avaient aucune chance. Qu’ils risquaient de ne plus se relever après la défaite. Ils voulaient sauver leur peuple, survivre avant tout. Ils avaient décidé de détruire leurs villes, de se retirer dans les montagnes sauvages, inaccessibles… et d’attendre. Les elfes ont une vie très longue, Ciri. Ils sont presque immortels par rapport à notre échelle du temps. Les humains leur apparaissaient alors comme quelque chose qui finirait par passer, de la même façon qu’à une période de sécheresse, un hiver rude, une nuée de sauterelles succèdent la pluie, le printemps, une récolte abondante… Ils voulaient attendre. Survivre. Ils décidèrent de détruire leurs villes et leurs palais. Et avec, celui qui faisait leur fierté : le beau Shaerrawedd. Ils voulaient survivre, mais Elirena… Elirena souleva les jeunes elfes. Ils prirent les armes et la suivirent dans un ultime combat désespéré. Tous furent massacrés. Massacrés sans pitié.
Le Sang des Elfes, page(s) ?

- Ils mouraient, son prénom sur les lèvres, reprit le sorceleur à voix basse. Ils mouraient pour Shaerrawedd en répétant l’appel d’Elirena, son cri. Ce palais était leur symbole. Ils se sacrifiaient pour ses pierres et ses marbres… et pour Aelirenn. Ils périrent en héros, avec dignité, comme elle le leur avait promis. Ils sauvèrent leur honneur, mais causèrent leur perte et condamnèrent leur propre race. Leur propre peuple. Tu te rappelles ce que t’a dit Yarpen ? Qui est maître de ce monde et qui en disparaît ? Il te l’a expliqué de manière grossière, mais juste. Les elfes possèdent une durée de vie très longue, mais seuls les jeunes sont fertiles et peuvent avoir une descendance. Or presque tous les jeunes elfes avaient alors suivi Elirena – Aelirenn, la Rose blanche de Shaerrawedd… Nous nous tenons au milieu des ruines de son palais, près de la fontaine dont elle écoutait le clapotis chaque soir… Ça, c’étaient ses fleurs.
Le Sang des Elfes, page(s) ?


Aelirenn dans The Witcher[modifier | modifier le wikicode]

Dans Gwent: The Witcher Card Game[modifier | modifier le wikicode]

Arbre des récompenses[modifier | modifier le wikicode]

Parchemin 1 : De nos jours, on considère que la chute du royaume des elfes était inévitable. Mais comment en être sûr ? Sans l'intervention d'Aelirenn, l'histoire aurait pu être très différente.
Parchemin 2 : Les humains et les elfes avaient, deux cents ans auparavant, conclu un traité de paix. En vertu de cet accord, le royaume des elfes, qui s'étendait jadis de la Grande mer jusqu'aux Montagnes bleues, avait été réduit à une minuscule portion de terre… Mais il existait toujours.
Parchemin 3 : Puis vint Aelirenn. « Nous ne voulons plus de trêve ni d'elfes à genoux », déclara-t-elle. « Cette terre est celle des elfes. Nous allons reprendre ce qui nous a été volé ! Nous allons rejeter ces singes à la mer ! »
Parchemin 4 : Le verdict des anciens fut sans appel : le plan d'Aelirenn était suicidaire. Toutefois, les sujets les plus jeunes et les plus fougueux du royaumes refusèrent d'écouter leurs conseils, et leur préférèrent les discours exaltés d'Aelirenn. Elle leur promit l'honneur, et ils le trouvèrent… et la mort avec lui.
Coffre 1 : Bien que plus de deux cents années aient passé depuis la rébellion d'Aelirenn, son souvenir est intact. Au palace de Shaerawedd, au cœur des forêts de Kaedwen, les guerriers Scoia'tael s'occupent encore du jardin que chérissait Aelirenn, et, en particulier, de ses fameuses roses blanches. Des voyageurs humains ont, parfois, posé par erreur le pied sur ces terres sacrées. Enchantés par la beauté de cette relique et de son écrin de lierre, certains ont pris une rose en souvenir, totalement ignorants du symbole que représentait la fleur…
Coffre 2 : En raison de sa taille et de son apparence frêle, Aelirenn n'eut jamais la réputation d'une puissante guerrière. Son image est plutôt celle d'une oratrice de talent, capable de s'opposer à la raison et au bon sens ; lorsqu'elle appelait à la guerre, toute opposition s'avérait futile de la part des anciens. Le dernier roi des elfes et ses conseillers étaient conscients de ce que la défaite de leur race sur le champ de bataille présagerait de sa destruction. Ils jetèrent, depuis les fenêtres de leur palais, un dernier regard triste aux ultimes soldats du royaume, qui partaient mener un combat sans espoir.
Coffre 3 : La bannière d'Aelirenn n'affichait ni les armes, ni le sceau du royaume elfique. Dessus figurait un simple cercle qui représentait le globe terrestre, et donc l'étendue de son ambition. Les autres races anciennes, nains, halfelins et gnomes, contemplaient ces armoiries avec malaise ; ils ignoraient à quel sort ils étaient promis en cas de victoire de la Rose blanche de Shaerrawedd… Les humains, en revanche, riaient de bon cœur devant l'étendard. Pourquoi ? Car chacun sait que le monde est plat…

Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

Notes[modifier | modifier le wikicode]


Références[modifier | modifier le wikicode]