Anna Henrietta

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Anna Henrietta
Identité
V.O.
Anna Henrietta
Surnom(s)
Anarietta, Ma petite belette
Espèce
Humaine
Nationalité
Flag Toussaint.svg
Apparence
Yeux
Bleu
Cheveux
Châtain
Statut
Titre(s)
Princesse de Toussaint
Famille
Conjoint(e-s)
Rajmund (1258 - 1265)
Jaskier (Amant)
Parenté
Karolina Roberta (Grand-mère)
Emhyr var Emreis (Cousin)
Fringilla Vigo (Une parente)

Anna Henrietta était la princesse[N 1] de la principauté de Toussaint. Elle était surnommée « Anarietta » par ses proches. Elle est la cousine d'Emhyr var Emreis l’Empereur de Nilfgaard. Elle eut pour époux le prince Rajmund, un homme débauché et autoritaire fort détestable. A la mort de ce dernier en 1265, Anna Henrietta prit les rênes du pouvoir dans la principauté de Toussaint à la grande satisfaction de ses sujets.

Apparence et caractère[modifier | modifier le wikicode]

Anna Henrietta avait un nez anguleux retroussé et des yeux bleus perçants qu'on aurait dit un tantinet fiévreux. Ses cheveux châtains étaient agencés en une coiffure des plus artistiques, agrémentée de petits rubans de velours, travaillée jusque dans les moindres détails, comme en témoignait l’accroche-cœur en forme de demi-lune sur son front. Sa robe était noire, rehaussée en haut de mille stries bleu clair et lilas, parsemée en bas de gaufrures régulières représentant des petits chrysanthèmes dorés. Elle portait un énorme collier d'obsidienne, d'émeraude et de lapis-lazuli, conçu en un savant entrelacs qui lui enserrait le cou et le décolleté était large et profond ; ses fines épaules nues semblaient trop frêles pour en garantir le maintien. Mais elle demeurait en place, maintenue comme par miracle par la couture invisible et le froncis de ses manches bouffantes.[1].

À Toussaint, ils sont très attachés au respect des traditions et du protocole. Le titre officiel et protocolaire d'Anna Henrietta est «  Son Altesse ». Son titre non officiel est « Sa Majesté ». En dehors de la Cour, on dit plus familièrement « Madame la princesse ». Mais il convient de toujours s’adresser à elle par « Votre Majesté ».[1] Elle profita de la mort de son époux pour refaire de Toussaint une principauté d'opérette en dehors du monde où les fêtes succèdent aux plaisirs. Ceci étant la princesse avait aussi son caractère et il valait mieux ne pas lui déplaire car elle pouvait avoir la sanction facile pour qui la contrariait, sanction qui pouvait aller jusqu'à l'exécution.

Anna Henrietta dans la saga[modifier | modifier le wikicode]

Dans La Dame du Lac[modifier | modifier le wikicode]

Quand dans La Tour de l'Hirondelle la troupe de Geralt approche de Toussaint, Jaskier refuse absolument d'y aller. On comprend un peu plus tard que suite à une aventure que Jaskier avait eu avec la princesse quelques années plus tôt pendant l'absence de son époux, Rajmund s'était promis de lui arracher le cœur. Fort heureusement pour Jaskier, Rajmund était mort deux ans plus tôt, ce qu'il ignorait. Il ne fallu guère de temps pour que la relation entre entre Anarietta et Jaskier reprenne de plus belle, cette fois au grand jour. Quand Geralt le rejoint à Toussaint quelques semaines après, il découvrit que Jaskier avait atteint quasiment le statut de prince consort à la cour.

Mme la princesse était amoureuse du poète Jaskier, lui d'elle, et leur amour était sincère. A tel point que quand Geralt décide de se remettre en route pour retrouver Ciri début janvier 1268, il lui annonce qu'il reste à Toussaint :

Nous nous aimons, Anarietta et moi. Je reste à Toussaint. Avec elle. [...] Ma mission s’est achevée. J’ai trouvé ce que chacun a tant de mal à atteindre et qui est le plus précieux au monde. Et j’ai l’intention de le garder. Ce devrait être une folie ? La folie serait au contraire de tout laisser tomber, de tout abandonner.

Jaskier resta donc à Toussaint avec « sa petite belette ». Geralt y revint en mai 1268 avec Ciri, il voulait lui montrer "un pays de contes de fées". A sa grande surprise il y découvrit Jaskier sur le gibet, sur le point d'avoir la tête tranchée à cause d'une stupide affaire de pamphlet peu amène contre la princesse : il ne faut vraiment pas contrarier sa majesté la princesse Anna Henrietta. Au dernier moment celle-ci fit savoir qu'il était gracié mais devait quitter la ville au plus vite, ce qu'il fit sans demander son reste mais en se promettant de revenir plus tard, quand sa petite belette serait calmée. Dans sa précipitation, Jaskier laissa à Beauclair la tubulure de cuir dans laquelle se trouvait le manuscrit de ses mémoires, Un demi-siècle de poésie.

Après La Dame du Lac[modifier | modifier le wikicode]

Il se trouva qu’un jour, une équipe d’archéologues de l’université de Castell Graupian, qui effectuait des fouilles à Beauclair, mit au jour, sous une couche de charbon de bois - vestige, sans doute, d’un gigantesque incendie - une couche plus ancienne encore, qui remonterait au XIIIe siècle. Les archéologues y découvrirent une caverne constituée de restes de murs et colmatée par de l’argile et de la chaux; à la grande excitation des savants, on retrouva dans cette caverne deux squelettes humains, un homme et une femme, parfaitement conservés. À côté des squelettes, hormis des armes et un nombre incalculable de menus artefacts, on trouva une tubulure en cuir durci, longue de trente pouces. Sur le cuir étaient gravées des armoiries aux couleurs délavées représentant des lions et des losanges. Le professeur Schliemann, éminent sigillographe spécialiste de la période des Siècles des Ténèbres, qui dirigeait l’équipe, identifia ces armoiries comme étant l’emblème de la Rivia, un royaume antique aux frontières encore indéterminées.[2]


Sous la plume de Sapkowski[modifier | modifier le wikicode]

La première des femmes avait un nez anguleux retroussé et des yeux bleus perçants qu’on aurait dit un tantinet fiévreux. Ses cheveux châtains étaient agencés en une coiffure des plus artistiques, agrémentée de petits rubans de velours, travaillée jusque dans les moindres détails, comme en témoignait l’accroche-cœur en forme de demi-lune sur son front. Sa robe était noire, rehaussée en haut de mille stries bleu clair et lilas, parsemée en bas de gaufrures régulières représentant des petits chrysanthèmes dorés. Elle portait un énorme collier d’obsidienne, d’émeraude et de lapis-lazuli, conçu en un savant entrelacs qui lui enserrait le cou et le décolleté et se terminait par une croix de jade. Le pendentif tombait presque entre ses petits seins soutenus par un bustier moulant. Le carré du décolleté était large et profond ; ses fines épaules nues semblaient trop frêles pour en garantir le maintien. Geralt s’attendait à chaque instant à voir la robe glisser le long de son buste. Mais elle demeurait en place, maintenue comme par miracle par la couture invisible et le froncis de ses manches bouffantes.
La Dame du Lac, page(s) ?

— Tu devais être distraite en les lisant, objecta la magicienne, refrénant quelque peu l’enthousiasme de l’adepte. Jaskier fait une description détaillée de la princesse Anarietta, et d’autres sources confirment que ses cheveux étaient, je cite, « châtain clair, scintillants, telle une couronne dorée ».
La Dame du Lac, page(s) ?

— Nous sommes dans le même cas, rétorqua Régis avec son sourire pincé. Nous savons simplement que notre poète est si intimement lié à la princesse Anarietta qu’il se permet envers elle, même devant témoins, un cognomen plutôt familier. Il l’appelle « ma Petite Belette ».
— Bien trouvé ! s’exclama Angoulême, la bouche pleine. Cette princesse a effectivement un nez de belette. Sans parler de ses dents !
— Nul n’est parfait, objecta Fringilla en clignant des yeux.

La Dame du Lac, page(s) ?


Anna Henrietta dans The Witcher[modifier | modifier le wikicode]

Dans The Witcher 3: Wild Hunt[modifier | modifier le wikicode]

Entrée de Journal[modifier | modifier le wikicode]

Si ce monde a jamais connu un suzerain jouissant de l'admiration absolue de ses sujets sans avoir recours à une répression systématique ou un bourreau particulièrement cruel, ce fut sans nul doute la souveraine de Toussaint, la duchesse Anna Henrietta. Surnommée Anarietta par ceux qui la connaissaient bien, elle était la veuve du regretté duc Raymund et l'ancienne amante d'un artiste très célèbre et talentueux qui préférerait rester anonyme.
Il y a quelques années, lorsque le sorceleur et un groupe d'amis visitaient Toussaint, Anna Henrietta eut la chance de rencontrer Geralt de Riv. Ainsi donc, quand une bête mystérieuse se mit à attaquer ses courtisans, la duchesse sut parfaitement à qui faire appel…
En cherchant la bête, la duchesse prouva qu'en cas de besoin elle pouvait passer outre les conventions, en se salissant les mains directement aux côtés du sorceleur. Elle n'hésita pas même à se dévêtir un peu pour cela.
Chose surprenante, la duchesse ne se laissa pas plus démonter par les rigueurs de la route que par les audiences au palais. Geralt s'aperçut rapidement que, même dépourvue de ses somptueux atours et enveloppée dans une simple cape, Anna Henrietta restait une souveraine sûre d'elle et tenace. Là encore, ceci n'aurait pas dû le surprendre, car la cour de Toussaint était quotidiennement le lieu de remarques blessantes, de demi-vérités malveillantes et de mensonges éhontés, dont la violence le disputait aux coups d'épée ou aux tirs de canon. La duchesse était le maître incontesté de la guerre à la cour et le sorceleur eut la chance de pouvoir mettre à profit son expérience.
Si Geralt crut les histoires sur les colères implacables de Son Illustre Majesté un peu exagérées, il constata rapidement qu'il se trompait lourdement. Dès qu'Anna Henrietta apprit que le vampire s'était non seulement échappé, mais qu'il avait aussi menacé la vie de sa sœur, elle entra dans une colère noire, rendant impossible toute discussion. Elle présenta les choses très clairement : Geralt devait remplir son contrat et lui apporter la tête de Dettlaff sur un plateau d'argent.
Heureusement, la colère de la duchesse était intense, mais retomba assez vite. Quand Geralt parvint à arrêter Dettlaff, Sa Majesté oublia ses faux pas précédents et lui décerna même l'ordre de Vitis Vinifera, la plus grande distinction de Toussaint.
La compassion et la loyauté qui lui valaient l'amour de ses sujets causèrent aussi la perte d'Anna Henrietta, en permettant à sa propre sœur de l'assassiner. Depuis ce jour tragique, Toussaint commémore une fois par an la semaine du souvenir. Pendant ces sept jours, le duché entre en deuil : la musique cesse, on éteint les lumières et les gens accrochent des rideaux noirs chez eux. On raconte que tous ceux qui tenaient à la duchesse lui rendent ainsi hommage, même ceux qui vivent loin dans le Nord…
Il était facile de prévoir comment se finirait le passage de Geralt auprès d'Anna Henrietta. Le sorceleur finit par tomber en disgrâce avec son manque de tact habituel. Qui aurait pu prévoir que cela finirait mal pour lui s'il remettait la sœur de la duchesse à un vampire ? Pas Geralt, apparemment. Connaissant le caractère fougueux de Sa Majesté, il eut beaucoup de chance de ne pas quitter le duché raccourci de sa tête.

Dans Gwent: The Witcher Card Game[modifier | modifier le wikicode]

Arbre des récompenses[modifier | modifier le wikicode]

Parchemin 1 : La duchesse Anna Henrietta était réputée pour ses nombreuses qualités appréciables, et notamment sa générosité, sa bonté et sa sensibilité aux malheurs des roturiers de Toussaint. Si seulement elle avait pu se montrer plus patiente et mesurée… elle aurait eu tout d'une prodigieuse souveraine !
Parchemin 2 : Le célèbre barde Jaskier qui fut, un temps, intimement lié à Anna Henrietta trouva l'inspiration dans sa liaison passionnée avec la duchesse pour écrire ce vers : "À travers le monde, il n'est plus imprévisible, qu'un ciel montagneux ou une hermine couronnée."
Parchemin 3 : Même si cet illustre poète a écrit plus spirituel, ces mots mettent en évidence un réel problème. Même sans provocation, Anna Henrietta était sujette à de brusques changements de position, une réalité qui faisait souvent blêmir le visage déjà poudré des membres de sa cour.
Parchemin 4 : Car, lorsque la duchesse était de bonne humeur, elle distribuait des fortunes et des titres de noblesse comme des soufflés au chocolat à un banquet royal. Cependant, si quelque chose venait troubler son fragile équilibre, les têtes roulaient dans les rues pavées de Beauclair et du sang écarlate s'étalait en mares sur les sols de marbre du palais.
Coffre 1 : Jamais Anna Henrietta ne sentit le poids d'une épée dans sa main ou n'étudia les mémoires de grands souverains, et elle s'intéressait trop peu à la riche histoire du continent pour l'étudier de manière approfondie. Pourtant, ces défauts apparents n'empêchèrent pas les victoires militaires de son duché. Son secret ? Les chevaliers errants de tout le continent, attirés par la beauté et le charme réputés d'Anna, et prêts à tout sacrifier pour s'attirer les faveurs de la duchesse. À bonne distance, en compagnie de ses servantes, Anna Henrietta s'éventait tandis que les chevaliers lui prêtaient serment et leur lançait des regards langoureux tandis qu'ils partaient au galop au-devant de la mort.
Coffre 2 : En matière de grâce et d'habillement, personne ne se donnait autant de mal que la duchesse. Elle se gardait de paraître vêtue deux fois de la même robe et mieux valait ne pas surprendre Sa Majesté avant que ses frisettes ne fussent coiffées de manière parfaitement symétrique. Toutefois, si les circonstances l'avaient exigé, Anna Henrietta n'aurait pas hésité à déchirer sa jupe à froufrous pour enfourcher la première monture et filer sans réfléchir vers une autre aventure.
Coffre 3 : Même si Toussaint était un État vassal du puissant empire du Nilfgaard, Anna Henrietta n'eut jamais à faire face à un conflit d'envergure à l'intérieur de ses frontières. Il n'est donc pas étonnant que les gardes de Beauclair eussent été mieux entraînés pour parader que pour livrer un combat à mort. C'est pourquoi, lorsque des vampires et d'autres bêtes sanguinaires surgirent affamés des grottes sous la capitale du duché, les hommes représentant l'unique espoir de la ville se précipitèrent sur eux avec des lames émoussées et des caftans à volants. Et bien évidemment, ils se firent massacrer. Toutefois, rien n'aurait pu mieux préparer les survivants aux véritables horreurs de la guerre.

Apparitions[modifier | modifier le wikicode]

Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

Notes[modifier | modifier le wikicode]

  1. Du fait de l'identité de mot en polonais pour désigner un duc et un prince, Anna Henrietta est titrée duchesse dans La Tour de l'Hirondelle et princesse dans La Dame du Lac bien que la traductrice soit la même pour les deux romans. Toussaint étant qualifiée de principauté, ses dirigeants doivent être appelés princesse et prince et non duchesse et duc. Il en est de même pour son époux Rajmund qui est titré duc dans un roman et prince dans l'autre.

Références[modifier | modifier le wikicode]

  1. 1,0 et 1,1 La Dame du Lac, Chapitre 3.
  2. La Tour de l'Hirondelle, Chapitre 3.