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Bataille de Brenna

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La Bataille de Brenna (1268) est un conflit armé opposant les Royaumes du Nord à l'Empire de Nilfgaard.

Belligérants notables[modifier | modifier le wikicode]

Nilfgaardiens :


Nordlings :


Neutre :


Résumé de la bataille[modifier | modifier le wikicode]

Celui qui connaît bien les alentours peut aisément se représenter toute l’affaire ; pour les autres en revanche, je préciserai que l’aile gauche de l’armée royale se déployait jusqu’à l’endroit où se trouve l’actuel hameau de Brenna. À l’époque de la bataille, il n’y avait là aucun village, car, l’année précédente, les elfes Écureuils l’avaient totalement réduit en cendres. C’est là, précisément, sur l’aile gauche, que se trouvait le corps royal redanien commandé par le comte de Ruyter. Il comptait huit mille soldats d’infanterie et la crème de la cavalerie. Le gros des troupes royales se tenait près d’une colline qu’on appela plus tard le mont de Potence. Là-bas, sur la colline, stationnaient le roi Foltest et sa suite, ainsi que le connétable Jan Natalis ; grâce à ce poste d’observation en hauteur, ils bénéficiaient d’une vue imprenable sur tout le champ de bataille. C’est là qu’était regroupé le gros de notre armée : onze mille vaillants soldats d’infanterie temeriens et redaniens divisés en quatre grands carrés, protégés par une dizaine d’escadrons de cavalerie stationnés jusqu’à l’extrémité sud de l’étang Doré, ainsi surnommé par la population locale. La formation centrale comportait en deuxième ligne un détachement de réserve : trois mille fantassins wyzimiens et mariboriens dont le commandement était assuré par le voïvode Bronibor.[1]

Par ailleurs, depuis l’extrémité sud de l’étang Doré jusqu’aux viviers situés dans un méandre de la petite rivière Chotla, sur une distance longue d’un mile, était positionnée l’aile droite de notre armée, composée des nains de la Cohorte volontaire de Mahakam : huit étendards de la cavalerie légère et le drapeau de la célèbre Compagnie libre des condottieres. À sa tête, le condottiere Adam Pangratt et le nain Barclay Els. En face, à une distance d’un mile ou deux, dans un champ nu derrière la forêt, le maréchal de campagne Menno Coehoorn avait aligné son armée nilfgaardienne. Ses hommes étaient si lourdement armés qu’ils formaient comme une muraille grise, régiment contre régiment, escadron contre escadron, à perte de vue. À en juger par la forêt d’étendards et de lances qui se dressaient vers le ciel, l’on pouvait aisément deviner que les rangs des soldats de Nilfgaard étaient aussi impressionnants de face que de côté. Car cette armée était aussi composée de quarante-six mille soldats, ce que peu de monde savait alors, et heureusement, car plus d’un, déjà, à la seule vue de la puissance nilfgaardienne, avait senti son courage l’abandonner quelque peu.[1]

Même les plus audacieux sentirent leur cœur commencer à battre plus fort sous leur cuirasse, à tambouriner comme des marteaux, car il devint manifeste que c’était une bataille dure et sanglante qui allait s’engager sous peu, et que plus d’un parmi eux ne verrait pas le coucher du soleil. Le petit matin était maussade, mais à travers les nuages perçait le soleil, et sa position dans le ciel témoignait des heures écoulées. Le vent se leva, les fanions s’agitèrent et claquèrent comme des nuées d’oiseaux prêts à l’envol. Quant à l’armée de Nilfgaard, elle stationnait toujours, au point que tous commençaient à s’interroger, se demandant pourquoi le maréchal Menno Coehoorn ne donnait pas l’ordre à ses troupes d’avancer…[1]


Le trait de génie du maréchal Coehoorn fut réduit à néant, ses troupes furent stoppées sur le flanc par la vaillante infanterie de Wyzima, commandée par le voïvode Bronibor qui paya chèrement son héroïsme de son sang. Et tandis que les Wyzimiens résistaient avec acharnement, Nilfgaard se trouvait en déroute sur son aile gauche : certains Noirs commencèrent à se débander, d’autres à se rassembler en petits groupes pour tenter de se protéger, car ils étaient encerclés de toutes parts. Rapidement, le même schéma se répéta sur l’aile droite, où l’opiniâtreté des nains et des condottieres finit par l’emporter sur la fougue nilfgaardienne. Sur tout le front, un même cri de triomphe s’éleva ; tandis que le moral des chevaliers du roi remontait, celui des Nilfgaardiens tombait au plus bas et leurs mains mollissaient de lassitude. Les nôtres commencèrent à les broyer comme des amandes ; les échos des armures brisées se propageaient au loin. Le maréchal de campagne Coehoorn comprit alors que la bataille était perdue, il vit les brigades autour de lui disparaître et partir en déroute.[1]

Et c’est ainsi que la puissance de Nilfgaard mordit la poussière sur les champs de Brenna, et qu’il fut mis un terme définitif à la marche de l’Empire vers le Nord. À Brenna, l’Empire perdit quarante-quatre mille hommes, morts au combat pour la plupart ou bien réduits en esclavage. Est tombée la fine fleur de la chevalerie, l’élite de la cavalerie. Ont péri, disparu ou ont été faits prisonniers des chefs de la trempe de Menno Coehoorn, Braibant, de Mellis-Stoke, van Lo, Tyrconnel, Eggebracht et d’autres encore dont les noms n’ont pas été conservés dans les archives.[1]

C’est ainsi que Brenna marqua le début de la fin. Mais il convient de notifier que cette bataille ne fut qu’une modeste pierre dans le nouvel édifice qui allait voir le jour, et que son importance aurait été infime si les fruits de la victoire n’avaient été intelligemment utilisés. Il convient de rappeler que loin de s’endormir sur ses lauriers, tout gonflé d’orgueil, et d’attendre les honneurs et les hommages, Jan Natalis, sans presque reprendre son souffle, se mit en marche vers le Sud. Les troupes de la cavalerie, sous le commandement d’Adam Pangratt et de Julia Abatemarco, décimèrent, anéantirent deux divisions de la IIIe armée qui allaient prêter tardivement main-forte à Menno Coehoorn. À cette nouvelle, le reste du groupe armé « Centre » prit lâchement la fuite et se retira avec empressement au-delà de la Iaruga. Mais comme Foltest et Natalis marchaient sur leurs talons, les impériaux abandonnèrent des camps entiers de soldats ainsi que tous les engins grâce auxquels, dans leur orgueil, ils pensaient assiéger Wyzima, Gors Velen et Novigrad.[1]

Telle une avalanche qui, en dévalant la montagne, entraîne toujours plus de neige dans son sillage, Brenna engendrait des conséquences de plus en plus rudes pour Nilfgaard. Les temps devinrent difficiles pour les troupes de Verden placées sous le commandement du prince de Wettem : les corsaires de Skellige et le roi Ethain de Cidaris leur infligèrent un sérieux camouflet dans la guerre de partisans. Lorsque ensuite de Wett eut connaissance de ce qui s’était passé à Brenna et que lui fut parvenue la nouvelle que le roi Foltest et Jan Natalis se dirigeaient sur lui à marche forcée, il donna aussitôt l’ordre de sonner la retraite et traversa la rivière pour s’enfuir à Cintra, parsemant de cadavres la route de sa débandade, l’insurrection à Verden ayant repris de plus belle à l’annonce des défaites nilfgaardiennes. Nastrog, Rozrog et Bodrog, forteresses imprenables, furent les seules où se maintinrent des garnisons importantes ; elles ne quittèrent les lieux qu’après la signature du traité de Cintra, sous les honneurs et avec leur étendard.[1]

À Aedirn, la nouvelle de la défaite de Nilfgaard à Brenna conduisit les rois Demawend et Henselt, qui étaient brouillés, à se réconcilier et à combattre côte à côte contre Nilfgaard. Le groupe armé « Est » qui, sous le commandement du duc Ardal aep Dahy, marchait vers la vallée du Pontar, ne put s’opposer aux deux rois alliés. Rejoints par les forces de Redania et les guérilleros de la reine Meve, qui harcelèrent sans répit l’arrière-garde de Nilfgaard, Demawend et Henselt acculèrent Ardai aep Dahy jusqu’à Aldersberg. Le duc Ardai voulut entreprendre la bataille, mais par une curieuse fatalité, il tomba soudainement malade ; il fut pris de coliques et de diarrhées après avoir mangé quelque aliment avarié et il mourut en deux jours dans d’affreuses souffrances. Quant à Demawend et Henselt, ils attaquèrent les Nilfgaardiens sans tarder et là, à Aldersberg – sans doute est-ce justice –, ils les massacrèrent dans une rude bataille, en dépit de la supériorité numérique de Nilfgaard. [1]

Forces armées[modifier | modifier le wikicode]

Royaumes du Nord (23 000 combattants incluant l'armée additionnelle de Mahakam)


Nilfgaard (46 000 combattants)


IIIe armée :

IVe amrée de cavalerie

Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

Notes[modifier | modifier le wikicode]


Références[modifier | modifier le wikicode]

  1. 1,0, 1,1, 1,2, 1,3, 1,4, 1,5, 1,6 et 1,7 La Dame du Lac, Chapitre 8.