Brokilon

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Brokilon
Informations générales
V.O.
Brokilon
Capitale(s)
Duen Canell
Langue(s)
Dialecte des dryades
Démographie
Gentilé
Brokilonien(e)

Brokilon (Brokiloén en Hen llinge) est une forêt terriblement sauvage et impénétrable, mais rien de plus ordinaire pour les profondeurs d’une forêt où chaque percée de lumière, chaque tache de soleil que les branches et les feuilles des grands arbres laissaient filtrer, était instantanément exploitée par des dizaines de jeunes bouleaux, aulnes et charmes, par les ronces, les genévriers et les fougères recouvrant de leurs pousses une lande de bois cassant, de branches desséchées et de troncs pourris, vestige des arbres les plus anciens au terme de leur bataille et de leur vie. [1]

Ce n’était pourtant pas le lourd silence de mauvais augure associé d’ordinaire à ces lieux qui dominait. Au contraire, Brokilon vivait. Les insectes bourdonnaient, des lézards bruissaient sous les pas, des scarabées arc-en-ciel filaient à toutes pattes, des milliers d’araignées grouillaient sur des toiles que les gouttes faisaient scintiller, des piverts s’acharnaient par séries sur les troncs, les geais jasaient.[1]

Repaires[modifier | modifier le wikicode]

Sous la plume de Sapkowski[modifier | modifier le wikicode]

Ils avançaient plus lentement que précédemment, mais toujours avec une certaine vélocité. Braenn, c’était évident, connaissait bien Brokilone. S’il avait été seul, le sorceleur n’aurait pas pu maintenir un tel rythme et le bon cap. Braenn atteignit rapidement la lisière de la forêt ; elle emprunta des sentiers sinueux, camouflés, traversa les ravines en courant avec agilité sur les troncs abattus comme sur des ponts, pataugea vaillamment dans les étendues lustrées de marais verdis par les lentilles d’eau que le sorceleur n’eût jamais osé traverser seul, perdant ainsi plusieurs heures, voire plusieurs jours, pour les contourner.
La présence de Braenn ne protégeait pas uniquement Geralt de la nature sauvage. Il y avait des lieux où la dryade ralentissait le pas, avançait très prudemment, tâtait le terrain, prenait le sorceleur par la main. Il comprenait pourquoi : les pièges de Brokilone étaient légendaires. On parlait d’empalement dans des fosses, de dispositifs de flèches, d’arbres s’écroulant, du terrible « hérisson » : une boule hérissée d’épines accrochée au bout d’une corde et chutant à l’improviste en nettoyant tout sur son passage. Il y avait aussi des lieux où Braenn s’arrêtait et sifflait mélodiquement. Des sifflements provenant des broussailles lui répondaient alors. Il y avait aussi des lieux où elle s’immobilisait, la main posée sur une flèche de son carquois, imposant le silence à Geralt et attendant, tendue, que la cause du bruit s’éloigne des fourrés.

— « L'épée de la providence », dans la collection L'Épée de la Providence, page(s) ?

— C’est la forêt de Brokilone, dit-il. Un territoire où il est défendu de pénétrer. C’est le royaume des dryades sylvestres. Brokilone défend aussi notre flanc. Les dryades ne laisseront jamais personne traverser leur territoire. Les Nilfgaardiens non plus…
Le Sang des Elfes, page(s) ?

À Brugge, aux abords du bois de Brokilone, le royaume interdit des dryades des forêts, la Traque sauvage – cortège de fantômes galopant dans les cieux – avait fait son apparition, et, comme chacun sait, la Traque sauvage est toujours annonciatrice de guerre.
Le Temps du Mépris, page(s) ?

Pégase tendit ses oreilles pendantes et sans ardeur clopina en direction de la forêt des dryades, surnommée par beaucoup la forêt de la Mort.
Le Temps du Mépris, page(s) ?

Une brume épaisse et étrange enveloppait le bois de Myrkvid, évoquant un nappage à la crème appliqué à la va-vite sur un gâteau par une cuisinière un peu timbrée. Cet endroit rappelait au sorceleur le bois de Brokilone: lui aussi était souvent voilé d’épaisses vapeurs magiques qui servaient de protection et de camouflage. Tout comme à Brokilone, on sentait à Myrkvid l’aura majestueuse et menaçante de la forêt vierge, juste là, à la lisière, dans la partie se composant en majorité d’aulnes et de hêtres.
La Tour de l'Hirondelle, page(s) ?


Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]