D'jinni

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D'jinni
Détails
V.O.
D'jinni

Les D'jinni ou Djinn sont des génies de l’air. Selon la rumeur, Geoffrey Monck en avait plus d’un. Il les aurait gardés dans des bonbonnes et utilisés au fur et à mesure de ses besoins, trois vœux par génie. Car un génie ne réalise que trois vœux ; ensuite, il est libre et se réfugie dans sa dimension.

D'jinni dans la saga[modifier | modifier le wikicode]

Dans Le Dernier Vœu[modifier | modifier le wikicode]

Sous la plume de Sapkowski[modifier | modifier le wikicode]

Une fumée rouge lumineuse jaillit du vase tombé sur le sable pendant la bagarre. Le sorceleur fit un bond en arrière et courut jusqu’au campement chercher son glaive. Jaskier, les mains croisées sur la poitrine, n’avait même pas frémi.
La fumée émit un bruit, se concentra pour former une boule irrégulière, en suspens à la hauteur de la tête du poète. La boule prit ensuite la forme caricaturale d’une tête, dépourvue de nez, avec de grands yeux et une sorte de bec. La tête avait à peu près une brasse de diamètre.
— Djinn ! lui déclara Jaskier après avoir tapé du pied. C’est moi qui t’ai libéré et à partir de maintenant, je suis ton maître. Mes vœux…
La tête claqua du bec – qui n’était aucunement un bec, mais comme des lèvres flasques qui prenaient des formes variables.

— « Le dernier vœu », dans la collection Le Dernier Vœu, page(s) ?

Personne ne sut jamais quel était le troisième vœu de Jaskier. L’horrible tête déploya deux pattes encore plus horribles et saisit le barde à la gorge. Jaskier poussa un coassement.
En trois bonds, Geralt fut près de la tête et d’un coup énergique de son glaive en argent, la trancha par le milieu en partant d’une oreille. L’air hurla, la tête exhala de la fumée et grossit brusquement en doublant de diamètre. Devenue énorme, l’horrible gueule s’ouvrit, claqua du bec et poussa des cris stridents ; les pattes malmenèrent Jaskier qui se débattait, et l’écrasèrent.

— « Le dernier vœu », dans la collection Le Dernier Vœu, page(s) ?

— C’est juste. Tu as tout de même quelques connaissances, à ce que je vois. On dit que le vieux Monck connaissait un moyen de contraindre les d’jinni, les génies de l’air, à le servir. Selon la rumeur, il en avait plus d’un. Il les aurait gardés dans des bonbonnes et utilisés au fur et à mesure de ses besoins, trois vœux par génie. Car un génie, messieurs, ne réalise que trois vœux ; ensuite, il est libre et se réfugie dans sa dimension.
— « Le dernier vœu », dans la collection Le Dernier Vœu, page(s) ?

Le djinn qui tournoyait au-dessus du toit de l’auberge d’Errdil se comportait de la même manière que le bourdon. Tantôt il prenait de la hauteur, tantôt il descendait ; tantôt il remontait, tantôt il piquait et tournait en rond en bourdonnant furieusement. Car le djinn, exactement comme le bourdon de Kaer Morhen, était attaché par des fils emmêlés, provenant d’une lumière multicolore aveuglante, qui l’enserraient solidement et aboutissaient au toit. Cependant, le djinn disposait de plus larges possibilités que le bourdon attaché à la cruche. Un bourdon ne pouvait pas démolir les toits avoisinants, mettre en lambeaux des toitures de chaume, détruire des cheminées, écraser des tourelles et des mansardes. Un djinn le pouvait. Et il le faisait.
— « Le dernier vœu », dans la collection Le Dernier Vœu, page(s) ?

Un grand portail répandit un éclat éblouissant sur le plafond, gonfla et se déforma ; la tête que le sorceleur connaissait surgit du néant : informe, faisant claquer ses lèvres pendantes, elle hurlait à vous en percer les tympans. Yennefer bondit, agita les mains et cria une formule magique. Un enchevêtrement de lumière fusa de ses doigts et s’abattit sur le djinn comme un filet. Le djinn poussa un rugissement et fit bourgeonner ses longues pattes qui se lancèrent, tels des cobras, à l’attaque de la gorge de la magicienne. Yennefer ne recula pas.
Geralt se précipita vers elle, la repoussa et la protégea de son corps. Le djinn, prisonnier de la lumière magique, sauta du portail comme le bouchon d’une bouteille, se rua sur eux, la gueule grande ouverte. Le sorceleur serra les dents et le frappa du Signe, sans effet apparent. Mais le génie n’attaqua pas. Il fut propulsé en l’air, juste sous le plafond, gonfla dans des proportions impressionnantes, écarquilla ses yeux pâles en regardant Geralt et poussa un rugissement. Ce rugissement résonna comme un ordre, une injonction que Geralt ne comprit pas.

— « Le dernier vœu », dans la collection Le Dernier Vœu, page(s) ?


D'jinni dans The Witcher[modifier | modifier le wikicode]

Dans The Witcher 3: Wild Hunt[modifier | modifier le wikicode]

Entrée de Journal[modifier | modifier le wikicode]

Un nuage de fumée rouge s'échappa de la jarre, puis vint former une sphère irrégulière devant le visage du poète…
– L'histoire extraordinaire du premier désir
Un djinn est un esprit de l'air particulièrement puissant, un concentré d'énergie magique doué d'une conscience et d'une personnalité… souvent pernicieuse. D'après la légende, un djinn est capable d'exaucer les souhaits les plus fous, bien qu'il le fasse généralement de mauvaise grâce.
Seul un mage d'exception peut capturer et dompter cette terrifiante créature. Il peut alors canaliser son énergie pour lancer des sorts sans recourir aux sources traditionnelles. Néanmoins, il s'agit là d'un exploit rarissime, car un djinn fera tout pour échapper à un tel sort. Pour emprisonner un djinn et le soumettre à sa volonté, il faut tout d'abord l'affaiblir, tâche délicate s'il en est.
Peu de monstres sont aussi dangereux qu'un djinn : capable de lancer des sorts d'une puissance extraordinaire, il peut également manipuler les éléments pour invoquer orages, ouragans et autres tempêtes. Il est de plus, comme toutes les créatures d'origine magique, invulnérable aux armes en acier… mais fort heureusement sensible aux lames d'argent.

Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

Notes[modifier | modifier le wikicode]

  1. ↑ Les djinns (arabe : جِنّ ǧinn, singulier جِنّي ǧinnī ; parfois transcrit dgin ou jinn) sont des créatures surnaturelles, issues des croyances païennes de l’Arabie préislamique. Ils sont en général invisibles, et peuvent prendre différentes formes (végétale, animale, ou anthropomorphe). Ils sont capables d'influencer spirituellement et mentalement le genre humain (contrôle psychique : possession), mais n'utilisent pas forcément ce pouvoir.

Références[modifier | modifier le wikicode]