Dévissé

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Le Dévissé (Gwint en polonais) est un jeu de cartes nains pour quatre joueurs avec des règles compliquées joués avec des cartes finement dessinés.

Sous la plume de Sapkowski[modifier | modifier le wikicode]

Zoltan, Yazon Varda, Caleb Stratton et Percival Schuttenbach étaient affalés non loin du chariot et jouaient sans relâche au dévissé, leur jeu de cartes préféré auquel ils consacraient tout leur temps libre, notamment les soirs de pluie. Le sorceleur se joignait parfois à eux et les encourageait, comme en ce moment. Il ne parvenait toujours pas à comprendre les règles compliquées de ce jeu, mais il se passionnait pour les cartes elles-mêmes, magnifiquement et méticuleusement ouvragées.
Le Baptême du Feu, page(s) 95

En comparaison des cartes utilisées par les humains, celles des nains étaient de véritables chefs-d’œuvre. Une fois de plus, Geralt fut convaincu que la technique du peuple barbu était très avancée, et pas seulement dans les domaines de l’industrie minière, sidérurgique et métallurgique. Si les nains, en dépit de leurs capacités, ne détenaient pas le monopole du marché des cartes, c’est que les humains préféraient de loin jouer aux osselets ; par ailleurs, les amateurs de cartes humains n’attachaient que peu d’importance à l’esthétique. Le sorceleur avait eu le loisir d’en observer plus d’une fois : ils se servaient toujours de petits cartons complètement déformés, si crasseux qu’ils collaient aux doigts. Les figures étaient dessinées avec si peu de soin que la dame ne se distinguait du valet que parce que ce dernier était assis sur un cheval. Lequel, du reste, ressemblait davantage à une belette infirme.
Les portraits qui figuraient sur les cartes des nains excluaient ce genre de confusions. Le roi avec sa couronne était effectivement royal, la dame était belle et séduisante, et le valet, armé d’une hallebarde, avait la moustache rebelle. En langage nain, ces figures avaient pour nom hraval, vaina et ballet, mais, quand ils jouaient, Zoltan et ses compagnons utilisaient la langue commune et le lexique des humains.

Le Baptême du Feu, page(s) 96

La base du jeu du dévissé faisait quelque peu penser à des enchères sur un marché aux chevaux – on sentait la même intensité, la même tension dans la voix des enchérisseurs. La paire qui annonçait le « prix » le plus élevé s’efforçait d’acquérir le plus grand nombre de plis possible, tandis que l’autre paire faisait tout pour l’en empêcher. Les joueurs étaient bruyants et parfois violents. Chaque participant avait à côté de lui un gros gourdin ; il s’en servait rarement, mais le brandissait souvent.
Le Baptême du Feu, page(s) 96