Emblonia

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Emblonia
Informations générales
V.O.
Emblonia
Forme de l'État
Monarchie
Informations sociétales
Langue(s)
Langue commune

Emblonia était un royaume situé entre les deux bras du Pontar avant d'être partagé entre la Temeria et la Redania vers 1195. La partie annexée par la Temeria fut appelée Pontaria, celle revenant à la Redania devint Przyrzecze.[1]

Villes et villages[modifier | modifier le wikicode]

Histoire[modifier | modifier le wikicode]

Dans la plupart des royaumes, principautés et autres formes d’organisation du pouvoir et collectivités publiques connues, on pouvait admettre que les affaires, d’une manière générale, prospéraient et se portaient bien. Le système, il est vrai, était un peu bancal parfois, mais il fonctionnait. Dans les collectivités publiques, la classe régnante dirigeait, plutôt que de se contenter de voler et de s’adonner aux jeux de hasard ou à la débauche, en alternance. Seul un faible pourcentage d’hommes et de femmes constituant l’élite sociale pensait que l’hygiène était le prénom d’une prostituée, et la chaude-pisse, un oiseau de la famille des alouettes. Une partie infime du peuple ouvrier et agricole se révélait n’être que des crétins vivant uniquement au jour le jour et ne jurant que par la vodka du jour, incapables, avec leur cervelle fruste, de concevoir une chose aussi incroyable qu’un lendemain et une vodka du lendemain. Les prêtres, dans leur grande majorité, n’extorquaient pas d’argent au peuple, ils ne dépravaient pas les mineurs, mais ils demeuraient dans les temples, se consacrant sans partage à essayer de résoudre les insolubles énigmes de la foi. Les psychopathes, les extravagants, les vautours et les imbéciles ne se tournaient pas avec empressement vers la politique ni ne visaient les postes importants au sein de l’État et des administrations, ils se chargeaient plutôt de la destruction de leur propre vie de famille. Les paysans un peu nigauds restaient dans leur campagne, prostrés derrière la grange, sans essayer de jouer les tribuns. Cela se passait ainsi dans la majorité des États. Mais le royaume d’Emblonia n’appartenait pas à la majorité. Concernant tous les points précités, il était une minorité. Et pour beaucoup d’autres également.[1]

Voilà pourquoi il finit par péricliter. Et disparaître. Ses puissants voisins, la Temeria et la Redania, y veillèrent. Bien qu’étant une formation politique médiocre, Emblonia disposait d’une certaine richesse. En effet, le royaume était situé dans la vallée alluviale du Pontar qui, depuis des siècles, y déposait le limon porté par les crues. Grâce à cette vase, les sols étaient extraordinairement fertiles et productifs pour l’agriculture. Sous le règne des souverains d’Emblonia, les limons se transformèrent rapidement en friches couvertes d’alluvions sur lesquelles il était difficile de planter et encore plus de récolter quoi que ce soit. Pendant ce temps, la Temeria et la Rediania notaient un accroissement considérable de leur population, et la production agricole devenait une question d’une importance vitale. Les limons d’Emblonia étaient alléchants. Sans plus de cérémonie, les deux royaumes séparés par les bras du Pontar se partagèrent Emblonia, dont ils rayèrent le nom de la carte. La partie annexée par la Temeria fut appelée Pontaria, celle revenant à la Redania devint Przyrzecze. [1]

On fit venir sur les terres alluviales une foule de colons. Sous l’œil de gestionnaires efficaces, grâce à des améliorations et à un assolement judicieux, la surface des terres cultivables, bien que petite, devint une véritable corne d’abondance agricole. Rapidement aussi, des différends survinrent. D’autant plus opiniâtres que les récoltes sur les limons pontariens étaient abondantes. Les notes incluses dans le traité délimitant les frontières entre la Temeria et la Redania permettaient des interprétations très variées, et les cartes qui s’y trouvaient jointes ne valaient rien, les cartographes ayant bâclé le travail. La rivière aussi ajouta son grain de sel : à cause des longues périodes de pluie, elle avait réussi à modifier le cours de son lit et à le déplacer de deux ou trois miles. Ainsi, la corne d’abondance se transforma-t-elle en os de la discorde. Les projets de mariages dynastiques et d’alliances tombèrent à l’eau ; commença le temps des notes diplomatiques, des guerres douanières et des rétorsions commerciales. Les conflits frontaliers s’intensifièrent ; une effusion de sang semblait inéluctable. Finalement, elle eut lieu. Et par la suite, se renouvela de manière régulière.[1]


Sous la plume de Sapkowski[modifier | modifier le wikicode]

Le téléport l’avait projeté sur l’interfluve, formé par les deux bras du Pontar. En raison de ses dimensions, le bras méridional avait d’ailleurs vu les cartographes lui attribuer une appellation propre : il figurait sur de nombreuses cartes sous le nom d’Embla. Quant au pays – un minipays, à vrai dire – situé entre les deux bras, on l’appelait Emblonia. Enfin, autrefois, on l’appelait, il y a maintenant fort longtemps. Et il y a fort longtemps aussi, on cessa de l’appeler. Car depuis près d’une cinquantaine d’années, le royaume d’Emblonia avait cessé d’exister. Et ce pour plusieurs raisons.
La Saison des orages, page(s) ?


Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]

  1. 1,0, 1,1, 1,2 et 1,3 La Saison des orages, Chapitre 12.