Emhyr var Emreis

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Emhyr var Emreis
Identité
V.O.
Emhyr var Emreis
Surnom(s)
Deithwen Addan yn Carn aep Morvudd
Duny
Hérisson de Fer
Hérisson d'Erlenwald
Espèce
Humain
Nationalité
Flag Nilfgaard.svg
Apparence
Cheveux
Noir
Statut
Titre(s)
Empereur de Nilfgaard
Famille
Père
Fergus var Emreis
Conjoint(e-s)
Pavetta Fiona Elen
Fausse Ciri
Enfant(s)
Cirilla Fiona Elen Riannon
Parenté
Anna Henrietta (Cousine)
Empereur de Nilfgaard
Usurpateur Morvran Voorhis

Emhyr var Emreis, Deithwen Addan yn Carn aep Morvudd, la Flamme blanche qui danse sur les tertres de ses ennemis était le fils de Fergus var Emreis, empereur de Nilfgaard. Longtemps célibataire, il épousa officiellement Cirilla[N 1], princesse de Cintra, après la paix de Cintra qui scelle la fin de la deuxième guerre contre les royaumes du Nord.

Apparence et caractère[modifier | modifier le wikicode]

Emhyr var Emreis portait un costume noir qui ne se distinguait en rien de celui des menins, mis à part l’absence de collerette. Une fine couronne dorée maintenait plus ou moins en ordre les cheveux sombres de l’empereur ; comme à l’accoutumée, ses cheveux n’avaient pas été soigneusement coiffés.[1] Une barbe taillée[2] encadrait un visage pâle aux traits virils, anguleux, orné d’un nez proéminent[3] et à son cou chatoyait son pendentif impérial.[1] Comme toujours en déplacement, Emhyr portait un uniforme d’officier de la garde Impera, une armure noire et un manteau sur lequel était brodée une salamandre argentée.[4] Il ne supporte pas qu’en sa présence on fasse montre de son éloquence et qu’on commente des faits évidents et considère ses monologues comme de véritables conversations, et que partager l’une d’entre elles était un honneur et une marque de confiance. [5]

Sous sa forme maudite, Emhyr était rivé dans une armure faite de plaques de métal et de cuir glacé. Un pectoral bombé, saillant, en émail noir et bleu, couvrait partiellement sa cuirasse segmentée et ses courtes cuissardes. Les épaulières étaient hérissées d’épines d’acier. Le heaume, muni d’une visière relevée en forme de gueule de chien et d’un treillis au maillage serré, était également parsemé de piquants comme une bogue de marron. Au-dessus de la large plaque du pectoral, il avait deux yeux noirs globuleux situés de part et d’autre d’un groin allongé, aplati au bout, couvert de soies roussâtres et pourvu de vibrisses frémissantes ; à l’intérieur, des crocs blancs pointus. Le sommet de la tête et la nuque étaient hérissés d’une crête de piquants gris, courts et mobiles.[3]

Emhyr var Emreis dans la saga[modifier | modifier le wikicode]

Avant Une question de prix[modifier | modifier le wikicode]

Encore jeune, son père Fergus var Emreis fit face à un coup d'état qui lui coûta le trône et fit mettre sa famille aux chaines. Alors qu'il avait treize ans, l'usurpateur fit torturer son père. Comme ce dernier ne semblait pas vouloir céder aux supplices qu'on lui appliquait, un autre moyen a donc été mis en œuvre. Sous ses yeux, un magicien à la solde de l’usurpateur, un certain Braathens, transforma Emhyr en monstre. Le magicien y a ajouté sa petite touche personnelle. Une dose d’humour, en l’occurrence. Emhyr, dans la langue nilfggardienne, signifie « hérisson ».[2]

Son père ne s’étant pas laissé briser, fut assassiné. Quant à lui, il fut lâché dans la forêt, au milieu des quolibets et des sarcasmes, traqué par des chiens mais en réchappa, comme on ignorait que le magicien avait torché son travail et que la nuit il retrouvait son apparence humaine. Par chance, Emhyr connaissait quelques personnes dont il pouvait être sûr de la fidélité. Emhyr dû quitter le pays. Il rencontra alors un certain astrologue un peu fou nommé Xarthisius qui lu dans les étoiles qu'il devait aller chercher dans le Nord, derrière les marches de Marnadal, une aide contre le sortilège. [2]

En 1237, suivant les conseils de l'astrologue, il fit route vers le nord, jusqu'à Erlenwald où il fit la rencontre de Roegner d'Ebbing. Le roi s'était égaré au cours d’une partie de chasse. Alors qu’il s’était écarté du chemin, il fit une chute de cheval et tomba dans un ravin. Dans sa chute, il s’était tordu la cheville. Incapable de se sortir du ravin, il appelait au secours, mais seuls lui répondaient les sifflements des serpents et les hurlements des loups-garous. Une fois sauvé par Emhyr, il lui jura de lui donner tout ce qu'il lui demanderait. Quand le roi, une fois tiré de sa mésaventure et reconduit auprès de sa suite, réitéra sa demande, Emhyr sollicita sa promesse de lui donner quelque chose qu’il avait laissé chez lui sans le savoir, de lui donner la surprise qui l’y attendait. Le roi jura qu’il tiendrait sa promesse. À son retour au château, il trouva en couches sa femme, Calanthe Fiona Riannon.[3]

En 1251, pendant l'une des escapades de Pavetta Fiona Elen, la fille de Calanthe, alors qu'elle s'était cachée pour lire, Emhyr, sous sa forme maudite, émergea des buissons : son corps vêtu d'une armure était humain, mais il avait la tête d'un hérisson géant. Pavetta était paralysée par la peur, mais le hérisson, à son grand étonnement, prit le livre de poésie qu'elle avait laissé tomber et se mit à le lire à haute voix. Quelques instants plus tard, il récitait des œuvres d'autres poètes qu'il connaissait visiblement par cœur. Pavetta écouta, de plus en plus fascinée par cette étrange créature. Pendant plusieurs semaines ils se réunirent, lisant et récitant ensemble, puis finalement Hérisson réussit à persuader Pavetta de le rencontrer à la nuit tombée.[6]

La princesse soudoya les domestiques et les dames de la cour avec ses propres bijoux et organisa un rendez-vous. À son grand étonnement, Hérisson se transforma en un beau jeune homme qui, de plus, prétendit être un prince ensorcelé du nom de Duny. L'âme romantique de Pavetta prit le dessus : la jeune fille surmonta ses dernières réticences et devint l'amante de Duny. Les réunions devinrent plus fréquentes et régulières, et les amants routiniers et négligents. Ils furent repérés et la chose remonta à la reine Calanthe. Calanthe se souvenant de l'aventure de Roegner et de la Loi de la Surprise, elle décida de se débarrasser de Duny à tout prix, mais d'une telle manière qu'elle ne puisse pas être soupçonnée. Elle décida donc d'amener un sorceleur à Cintra.[6]

Dans Une question de prix[modifier | modifier le wikicode]

En 1252, quinze ans après la promesse de Roegner d'Ebbing, Emhyr, se faisant toujours passer pour un des fils d'Akerspaark, revint à Cintra à l'occasion des fiançailles de Pavetta Fiona Elen et demanda sa récompense. [3]


Après Une question de prix[modifier | modifier le wikicode]

Peu après la naissance de Ciri, il rencontra pour la première fois Vilgefortz de Roggeveen qui lui rendit visite en secret à Cintra. Il se recommanda de personnes qui à Nilfgaard qui lui étaient toujours fidèles et conspiraient contre l’usurpateur. Vilgefortz lui proposa son aide et lui prouva bientôt qu’il parviendrait effectivement à l’aider. Lorsque, toujours méfiant, Emhyr lui demanda quelles étaient ses motivations, il lui déclara, sans tourner autour du pot, qu’il comptait en retour obtenir quelques faveurs. Autrement dit les grâces, privilèges et pouvoirs que lui octroierait le grand empereur de Nilfgaard. Et qu'il avait lui-même l’intention de monter très haut aux côtés de ces grands maîtres. Il sortit alors des rouleaux attachés par une peau de serpent et en recommanda le contenu à son intention. C’est ainsi qu'Emhyr prit connaissance de la prophétie. Du sort du monde et de l’univers. De ce qu'il devait faire. Et en arriva à la conclusion que la fin justifiait les moyens.[2]

Selon la prophétie qui lui servait de ligne de conduite, il devait rentrer chez lui avec sa fille. Malheureusement, cela lui était tout simplement impossible à cause de la méfiance de sa belle-mère. Et elle fit tout pour lui mettre des bâtons dans les roues. Or, à Cintra, il était en son pouvoir. Les choses étaient claires : il devait rentrer à Nilfgaard, mais en veillant à ce que personne ne puisse deviner qu'il était Duny, et que Ciri était sa fille. C’est Vilgefortz qui lui suggéra comment faire. Duny, Pavetta et leur fille devaient mourir. Disparaître sans laisser de traces. Pendant le voyage de Skellige à Cintra, dans les abysses de Sedna, Vilgefortz devait aspirer le bateau dans une pompe magique. Lui, Pavetta et Ciri devaient auparavant s'être enfermées dans une cabine sécurisée pour survivre. Quant à l’équipage, il devait mourir. Malheureusement pour lui, les choses dérapèrent au moment où Emhyr apprit que Ciri n'était pas sur le pont. Il avait sous-estimé Pavetta qui l'avait percé à jour, ainsi que ses intentions. L'accident scénarisé ne se passa pas comme prévu : avant qu'ils ne lèvent l’ancre, Pavetta avait envoyé sa fille à terre. Emhyr devenit furieux en l’apprenant. Elle aussi et fut prise d’hystérie. Pendant la bagarre, Pavetta tomba par-dessus bord. Avant qu'Emhyr eu le temps de sauter à sa suite, Vilgefortz avait aspiré le bateau dans sa pompe. Sa tête heurta quelque chose et il perdit connaissance. Emhyr survécu par miracle, enchevêtré dans les cordages. Il se réveilla avec des bandages partout et avec la main cassée…[2]

À Nilfgaard, ses partisans avaient de plus en plus d’influence ; finalement, soutenus par un groupe d’officiers de ligne et un corps de cadets, ils décidèrent de tenter un coup d’État. Mais pour ça, ils avaient tout de même besoin de lui. De sa propre personne, l’héritier légitime du trône et de la couronne de l’Empire, l’Emreis légitime du sang des Emreis. Il devait être quelque chose comme l’étendard de la révolution. Nombre de révolutionnaires nourrissaient l’espoir qu'il ne serait rien d’autre. Ceux d’entre eux qui sont encore de ce monde ne cessent aujourd’hui encore de le regretter. Lorsque Emhyr fut devenu empereur, il offrit à Xarthisius en récompense une tour et du matériel. Il avait été contraint jusqu’alors de travailler sur du matériel emprunté. Et retrouva ce magicien qui léchait les bottes de l’usurpateur et qui l’avait brutalisé sous les yeux de son père. Il fendit lui aussi d’un trait d’humour. Il s’appelait Braathens, ce qui ressemble beaucoup dans sa langue au mot « rôti »…[2]

Calanthe veilla sur Ciri comme sur la prunelle de ses yeux. Il n’était pas question pour Emhyr de songer à l’enlever… Ses relations avec Vilgefortz se sont considérablement refroidies, et il avait toujours de l’aversion pour les autres mages… Ses militaires, cependant, ainsi que l’aristocratie, le poussèrent vivement à la guerre, l'incitaient à attaquer Cintra. Ils juraient que le peuple l’exigeait, que le peuple désirait un espace vital, que suivre la vox populi serait pour ainsi dire son examen de passage impérial. Emhyr décida de faire d’une pierre deux coups. Récupérer par un unique coup d’État à la fois Cintra et Ciri.[2] Emhyr var Emreis était alors contre une offensive à grande échelle mais faute à l'insubordination de ses maréchaux, il perdit la guerre à la Bataille du Mont Sodden. Alors des têtes sont tombées. Les échafauds se sont couverts de sang. Il y a eu huit exécutions solennelles et de nombreuses autres mises à mort plus discrètes. Quelques-uns se sont éteints de façon mystérieuse, bien que naturelle en apparence, et de nombreux autres ont soudain plongé dans le sommeil éternel.[5]

En 1264, un cénotaphe extrêmement beau, situé à Cintra, dans la crypte royale du sous-sol du château fut construit pour Calanthe sur les ordres d'Emhyr var Emreis, un an seulement après la conquête de Cintra. La décision de construire un cénotaphe a suscité un accueil glacial dans les cercles militaires de Nilfgaard mais a contribué à la popularité de l'empereur parmi la population conquise de Cintra.[7]

Dans Le Sang des Elfes[modifier | modifier le wikicode]

En 1265, Menno Coehoorn, informa Emhyr que Vizimir de Tretogor, Foltest de Temeria, Demawend d'Aedirn, Henselt d'Ard Carraigh et Meve de Lyria se sont secrètement réunis au château de Hagge sur le Pontar, où ils ont tenu un conseil secret. Emhyr trouva cette réunion une belle symbolique puisque c'est justement à Hagge, il y a à peine quarante ans, que Virfuril avait battu les armées de Medell ; il avait ainsi assis sa puissance sur la vallée du Pontar et fixé les frontières actuelles entre Aedirn et la Temeria. Et voilà qu’aujourd’hui Demawend, le fils de Virfuril, convie à Hagge Foltest, le fils de Medell, et, pour compléter le tout, il y fait encore venir Vizimir de Tretogor, Henselt d’Ard Carraigh et la joyeuse veuve Meve de Lyria. Il nota cependant qu'ils n’ont pas convié Ethain de Cidaris, ni Ervyll de Verden. Qu'ils n’ont pas non plus invité Esterad Thyssen ni Niedamir de Caingorn. Ce qui signifie qu’ils sont soit très sûrs d’eux, soit très incertains. Et n’ont convié personne du chapitre des magiciens. Emhyr trouva ça intéressant et très significatif. [5]

Il ordonna donc à Coehoorn de faire en sorte que ces derniers apprennent que cette réunion a eu lieu. Qu’ils sachent que leurs rois ne les traitent pas comme leurs égaux. Emhyr fit également savoir à Coehoorn que quelqu’un d’autre prendra la gouvernance de la province de Cintra et qu'il l'aura besoin de lui à Dol Angra. Coehoorn devra s'y rendre aussitôt que la rébellion aura été étouffée comme il a besoin de quelqu’un de responsable là-bas. Qui ne se laissera pas provoquer puisque la joyeuse veuve de Lyria ou Demawend voudront sûrement les provoquer. Il serrera la bride aux jeunes officiers, refroidiras les têtes échauffées et répondra à la provocation uniquement lorsqu'il en donnera l’ordre. Pas avant.[5]

Emhyr var Emreis fit également clairement savoir à Cahir Mawr Dyffryn aep Ceallach que l'erreur qu'il avait commise à Cintra, il y a deux ans ne l'a nullement été pardonnée. Mais qu'il aller avoir une seconde chance. Et recevoir un nouvel ordre. Emhyr fixerai son sort en fonction de la manière dont il l’exécuteras. Il lui dit également, qu'il ne mentait jamais à personne, ne donnait jamais de faux espoirs. Aussi, il devait savoir qu'il pouvait entrevoir de sauver sa tête de la hache du bourreau si, bien évidemment, il ne commettait plus d’erreur. Et qu'il avait peu de chance d’être entièrement gracié. Quant à être pardonner et à oublier cette histoire… c’était exclu. À noter que Coehoorn remarqua que Cahir ne croyait pas l'empereur et qu'il commettait, de ce fait, une grave erreur.[5]

Dans Le Temps du Mépris[modifier | modifier le wikicode]

Alors que le principe en vigueur était « La guerre aux châteaux, la paix dans les chaumières » jusqu'à la capitulation de la Rivia désormais les soldats nilfgaardiens devaient l'oublier. Selon les ordres d'Emhyr et par l’intermédiaire de Peter Evertsen, un autre principe entrera en vigueur, et deviendra le mot d’ordre de la guerre qu'ils mènent. Ce mot d’ordre, le voici : "Guerre à tout ce qui bouge ! Guerre à tout ce qui peut brûler ! Vous ne devez laisser derrière vous qu’une terre dévastée. À partir de demain nous portons la guerre au-delà de la ligne de retrait qui avait été fixée lors de la signature du contrat. Nous nous retirons, mais, derrière la ligne, c’est une terre brûlée que nous devons laisser. Les royaumes de Rivia et d'Aedirn doivent être transformés en cendres ! Rappelez-vous Sodden ! Aujourd'hui est venu le temps de la vengeance !" Avant de laisser les soldats tout détruire, les régistrateurs auront la tâche de tirer de cette terre et de ce pays tout ce qu’il est possible d’en tirer, tout ce qui peut augmenter la richesse de leur patrie. Le mot d'ordre tient en deux mots « démonter et emporter. »[8]

Dans La Dame du Lac[modifier | modifier le wikicode]

Avec la coopération du fidèle Vattier de Rideaux, il fini par découvrir la cachette de Vilgefortz. Arrivé en retard, il trouve Geralt, Yennefer et Ciri à la sortie du château de Stygg après que ces derniers aient exterminé le mage et une large partie de ses troupes. Emhyr demande alors un entretien privé avec le sorceleur. Geralt accepte en montrant un grand mépris pour l'empereur qu'il nomme "Duny" à la première occasion. Démasqué, Emhyr félicite le sorceleur qui semble être le premier à avoir découvert sa double identité. Une longue discussion s'installe entre l'empereur et le sorceleur durant laquelle Emhyr dévoile une partie de son mystérieux passé et de ses futurs plans. Il remercie d'ailleurs Geralt d'avoir protégé sa fille mais exige de la récupérer pour en faire sa femme et ainsi "accomplir son destin pour le bien du monde". Malheureusement, le sorceleur se montre têtu et demande à son interlocuteur de le faire exécuter, prétextant que si on lui laissait la vie sauve, il se mettrait à nouveau en travers de sa route, jusqu'à la mort si nécessaire. Ne voyant pas d'autres solutions, l'empereur propose donc à Geralt de se suicider avec Yennefer dans "un bain chaud" pour ne pas passer entre les mains d'un bourreau. Quelques instants plus tard, il laisse Geralt et Yennefer dans des thermes et demande à ses hommes d'emmener Ciri. Ne pouvant se retenir, la jeune fille commence à pleurer, sachant pertinemment qu'elle ne reverrait jamais le sorceleur et la magicienne. Face aux larmes de sa fille, Emhyr ordonna à ses hommes de la relâcher. Il s’avança pour l'enlacer et lâcher quelques mots à son oreille : "Le destin est une chose vraiment étrange. Au revoir, ma fille". Puis il partit avec ses hommes, laissant Geralt, Yennefer et Ciri à leur sort.

Pour récupérer légitimement le royaume de Cintra, il épouse la sosie de sa fille en faisant croire au monde entier qu'il s'agit encore et toujours de la véritable Cirilla de Cintra.

Après La Dame du Lac[modifier | modifier le wikicode]

En 1290, Emhyr accorda le titre de Grand Trésorier de la Couronne à son confident, Peter Evertsen puis durant la dernière période de son règne, Il éleva Evertsen au rang de coadjuteur de l'Empire. Emhyr mourut vers la fin du XIIIe siècle et Morvran Voorhis lui succéda.[9]


Sous la plume de Sapkowski[modifier | modifier le wikicode]

Le personnage qui approchait était rivé dans une armure faite de plaques de métal et de cuir glacé. Un pectoral bombé, saillant, en émail noir et bleu, couvrait partiellement sa cuirasse segmentée et ses courtes cuissardes. Les épaulières étaient hérissées d’épines d’acier. Le heaume, muni d’une visière relevée en forme de gueule de chien et d’un treillis au maillage serré, était également parsemé de piquants comme une bogue de marron.
Le Dernier Vœu, page(s) ?

Hérisson d’Erlenwald leva lentement sa main emprisonnée dans son gantelet, défit les attaches de son casque qu’il ôta en le saisissant par sa corne de métal avant de le lancer sur le sol où il atterrit dans un cliquetis. Quelqu’un poussa un cri, un autre jura, un troisième, le souffle court, haletait en émettant des sifflements. Sur le visage de la reine, apparut un vilain, un très vilain sourire. Un sourire cruel de triomphe.
Au-dessus de la large plaque du pectoral, ils découvrirent les boutons de deux yeux noirs globuleux situés de part et d’autre d’un groin allongé, aplati au bout, couvert de soies roussâtres et pourvu de vibrisses frémissantes ; à l’intérieur, ils apercevaient des crocs blancs pointus. Le sommet de la tête et la nuque de la silhouette qui se dressait au milieu de la salle étaient hérissés d’une crête de piquants gris, courts et mobiles.

Le Dernier Vœu, page(s) ?

L’horrible gueule de Hérisson s’effaça, s’estompa, ses contours commencèrent à disparaître. Les piquants et les soies ondoyèrent puis se métamorphosèrent en beaux cheveux bouclés brillants et en une barbe qui encadrait un visage pâle aux traits virils, anguleux, orné d’un nez proéminent.
Le Dernier Vœu, page(s) ?

— Emhyr var Emreis. Il n’est pas marié. Et puis, il est plus jeune que toi, Foltest.
Le Sang des Elfes, page(s) ?

- Que voilà une belle symbolique, fit, sans se retourner, un homme mince aux cheveux noirs vêtu d’un cafetan en peau d’élan marqué par des empreintes d’armure et des taches de rouille.
Le Sang des Elfes, page(s) ?

L’homme retourna près de la table, s’assit et se pencha sur des cartes. Il les regarda un long moment puis il appuya son front contre ses doigts croisés. À la lumière des bougies, l’énorme diamant de sa bague scintilla de mille feux.
Le Sang des Elfes, page(s) ?

La Flamme blanche qui danse sur les tertres de ses ennemis entra dans la salle. De son allègre pas habituel, il passa le long de la haie formée par les nobles de sa cour en agitant énergiquement son bras droit. Son costume noir ne se distinguait en rien de celui des menins, mis à part l’absence de collerette. Une fine couronne dorée maintenait plus ou moins en ordre les cheveux sombres de l’empereur ; comme à l’accoutumée, ses cheveux n’avaient pas été soigneusement coiffés, et à son cou chatoyait son pendentif impérial.
Le Temps du Mépris, page(s) ?


Emhyr var Emreis dans The Witcher[modifier | modifier le wikicode]

Dans The Witcher 2: Assassins of Kings[modifier | modifier le wikicode]

Entrée de Journal[modifier | modifier le wikicode]

On ne peut oublier l'empereur nilfgaardien Emhyr var Emreis parmi les dirigeants de cette époque, également connu sous le nom de Deithwen Addan yn Carn aep Morvudd qui signifie, dans la langue des Anciens, la "Flamme Blanche qui Danse sur la Tombe de ses Ennemis". La simple évocation de son nom faisait trembler les rois de la Buina à la Iaruga. Ses légions d'acier écrasaient les nations et renversaient les monarques de leur trône. Dans son insatiable soif de pouvoir, il tenta à plusieurs reprises de conquérir le Nord mais il dut à chaque fois signer des accords de paix. Bien qu'il n'apparaisse pas en personne dans notre histoire, son ombre plane sur la majeure partie des événements que je décris ici.
Selon les dires de Shilard, Geralt aurait eu l'honneur de s'opposer à l'empereur qui lui laissa la vie sauve. Étant moi-même très au courant des circonstances accompagnant cet événement, je les tairai pour l'heure car elles ne sont pas en lien avec notre histoire.

Dans The Witcher 3: Wild Hunt[modifier | modifier le wikicode]

Entrée de Journal[modifier | modifier le wikicode]

Dans l'histoire du continent, peu de noms suscitent autant de terreur et de respect que celui d'Emhyr var Emreis, Deithwen Addan yn Carn aep Morvudd, "la flamme blanche qui danse sur la tombe de ses ennemis", empereur du Nilfgaard, seigneur de Metinna, Ebbing et Gemmera, souverain de Nazair et Vicovaro, suzerain de la moitié du monde civilisé et conquérant potentiel de l'autre moitié. Il faisait partie de ces hauts personnages dont les décisions façonnent le destin de royaumes et de peuples entiers. Dans ces conditions, que pouvait-il attendre d'un humble sorceleur ?
L'empereur exposa de façon claire et succincte ce qu'il souhaitait. Sa fille et pupille de Geralt, Cirilla, courait un grand danger, car la Chasse Sauvage était lancée à ses trousses. Geralt, pisteur d'exception au destin irrémédiablement lié à celui de la fille d'Emhyr, était le mieux placé pour la retrouver.

Si Geralt emmène Ciri à Emhyr var Emreis :

Grâce aux efforts de Geralt, Emhyr eut enfin l'occasion de parler à sa fille en tête-à-tête après de longues années de séparation. Geralt ignore quels sujets furent abordés, mais toujours est-il que Ciri sortit de l'entretien passablement énervée.


Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

Notes[modifier | modifier le wikicode]

  1. Avant l'arrivée de la fausse Ciri, Emhyr var Emreis avait comme concubine Dervla Tryffin Broinne. Et avant Dervla deux autres Aine Dermott et Clara aep Gwydolyn Gor.

Références[modifier | modifier le wikicode]