Kovir et Poviss

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Kovir et Poviss
Informations générales
V.O.
Kovir i Poviss
Forme de l'État
Monarchie (Union réelle)
Informations sociétales
Capitale(s)
Pont Vanis (Capitale estivale)
Lan Exeter (Capitale hivernale)
Langue(s)
Langue commune
Monnaie(s)
Besant, Mark
Démographie
Gentilé
Kovirien et Povissien

Kovir et Poviss est l'un des Royaumes du Nord.

Armoiries[modifier | modifier le wikicode]

Ród Thyssenidów takim herbem się pieczętuje: w tarczy czerwonej srebrna ręka zbrojna z dłonią w kułak zaciśniętą. A brać się ma to stąd, że z rodu tego chwat jeden, zwany GODAMBA vel Gaudembe, świadkiem będąc, jak pewien hardy kapłan małżonce króla Talgaru szpetnie był przymówił, nie czekał, jeno w gębę onego pięścią zdzielił, wołając po elfiemu: „Thaess’en, raesce!”, czyli „A milczże, niecnoto!”. Za ten czyn pas rycerski dostał, znak ręki zbrojnej na tarczę i przydomek GODAMABA „Thaess’en” (z czego później „Thyssen” uczyniono). Gdy potomkowie jego Thyssenidzi królami Koviru ostali, znak swój do godła kovirskiego wnieśli, i nynie taki jest Koviru herb, przez króla Baldwina zatwierdzony: tarcza czterodzielna, w pierwszym polu czerwonym srebrna ręka zbrojna Thyssenidów, we wtórym polu srebrnym pasy zielone lewoukośne, na ich tle pal czarny (księstwo Poviss), w trzecim polu srebrnym ostrza błękitne w górę (księstwo Naroku), w czwartym polu czerwonym pół srebrnego orła (margrabstwo Talgaru).[1]

Villes et forteresses[modifier | modifier le wikicode]

Vassaux[modifier | modifier le wikicode]

Histoire[modifier | modifier le wikicode]

Pendant très longtemps, la Redania traita les régions situées au nord, au-delà de la baie de Praxède, comme ses propres fiefs. Kovir et Poviss formaient, comme on le disait à la cour de Tretogor, un apanage faisant partie du domaine royal. Les comtes apanagés qui y régnèrent successivement étaient appelés des Trojdeniens car ils descendaient, ou affirmaient descendre, d'un ancêtre commun, le prince Trojden. Ledit prince était le propre frère du roi de Redania, Radowid Ier, celui qu’on appellera plus tard Radowid le Grand. Dans sa jeunesse déjà, le prince Trojden était un homme lascif et particulièrement détestable. Songer à ce qu’il deviendrait en grandissant donnait la chair de poule. Le roi Radowid détestait son frère comme la peste (sur ce point, au moins, d’autres partageaient son sentiment). Afin de se débarrasser de lui, de l’éloigner le plus possible, il lui octroya en apanage le comté de Kovir, province la plus éloignée qui soit de Tretogor.[2]

Officiellement, le comte apanagé Trojden était le vassal de la Redania, mais un vassal atypique, sans aucune charge, sans aucune obligation féodale. Ma foi, il n’eut pas même à prêter serment; on exigea exclusivement de lui qu’il promette d’être sage. Les uns affirmaient que Radowid, conscient que la « châsse royale» kovirienne n’avait pas les moyens d’assumer ni la redevance féodale ni la servitude, avait eu pitié. D’autres soutenaient au contraire que Radowid ne voulait tout simplement pas avoir à regarder le comte apanagé dans les yeux, la simple idée que son petit frère pût venir en personne à Tretogor avec de l’argent ou une aide militaire lui donnant la nausée. Qu’en était-il en réalité, personne ne le savait, mais quoi qu’il en soit les choses demeurèrent en l’état. Longtemps après la mort de Radowid Ier, le droit promulgué du temps du grand roi régissait toujours la Redania. Premièrement: le comté de Kovir était un territoire vassal, mais exempté de l’obligation de payer la redevance féodale et de servir. Deuxièmement: l’apanage kovirien était un bien de mainmorte; à ce titre, la maison des Trojdeniens Geralt seule les questions de succession. Troisièmement: Tretogor ne se mêlait pas des affaires de la maison des Trojdeniens. Quatrièmement: les membres de la maison des Trojdeniens n’étaient pas invités aux célébrations des fêtes nationales. Cinquièmement: ni en aucune autre occasion.[2]

Peu de gens, en réalité, étaient au fait de ce qui se passait dans les régions du Nord, et cela n’intéressait pas grand monde. Des nouvelles indirectes, en provenance de Kaedwen essentiellement, parvenaient à la Redania au sujet des conflits entre le comté de Kovir et les souverains nordiques moins puissants. Au sujet des alliances et des guerres: avec Hengfors, Malleore, Creyden, Talgar et d’autres petits pays au nom imprononçable. L’un avait été soumis et annexé par un autre, ou bien s’était lié à un pays voisin par le biais d’une union dynastique, ou encore avait été massacré et anéanti. Au final, on finissait par ne plus rien y comprendre. Les nouvelles sur les guerres et les affrontements attirèrent tout de même dans le Nord toute une nuée de bretteurs, de bagarreurs, de chasseurs de primes et autres esprits agités et cupides, à la recherche de moyens de subsistance. Ceux-là arrivaient de tous les coins du monde, même de contrées aussi reculées que Cintra ou la Rivie. Mais il s’agissait en grande majorité de citoyens de Redania et de Kaedwen. Surtout de Kaedwen, d’où partaient des divisions entières de cavalerie (la rumeur disait même qu’à la tête de l’une de ces divisions se trouvait la célèbre Aideen, la fille rebelle illégitime du monarque de Kaedwen.) En Redania, on racontait qu’à la cour d’Ard Carraigh avait germé l’idée d’annexer le duché nordique et de le détacher de la couronne rédanienne. Il y en eut même pour commencer à brailler qu’une intervention armée était nécessaire.[2]

Tretogor cependant fit ostensiblement savoir que le Nord ne l’intéressait pas. Comme le confirmèrent les juristes royaux, le principe de réciprocité était de rigueur: l’apanage kovirien n’ayant envers la couronne aucune obligation, la couronne n’avait pas à aider Kovir. D’autant que le comté n’avait jamais demandé aucune aide. En attendant, grâce aux armées qui se constituaient dans le Nord, les provinces de Kovir et de Poviss devenaient de plus en plus fortes et puissantes. Peu nombreux alors étaient ceux qui en étaient informés. Le signe le plus évident de la montée en puissance du Nord était un commerce à l’exportation de plus en plus actif. Durant des dizaines d’années on ne cessa de répéter que cette contrée reculée avait pour seules richesses le sable et l’eau de mer. Cette plaisanterie cessa d’être amusante lorsque les fonderies et les salines du Nord eurent pratiquement monopolisé le marché mondial du verre et du sel.[2]

Mais des centaines de personnes avaient beau boire dans des chopes portant la marque des fonderies koviriennes et saler leur soupe avec du sel povissien, dans la conscience populaire, ce pays demeurait toujours incroyablement lointain, inaccessible, aride et inamical. Et, avant tout, différent. En Redania et à Kaedwen, plutôt que d’utiliser l’expression « au diable vauvert », on disait: « chasser quelqu’un jusqu’à Poviss ». « Si vous ne vous plaisez pas chez moi, avait coutume de dire le maître à ses compagnons récalcitrants, la route pour Kovir est ouverte. » « On n’est pas à Kovir ici », vociférait le professeur à ses étudiants indisciplinés qui remettaient en question tout ce qu’il disait. «Va donc faire ton malin à Poviss », lançait un laboureur à son fils qui critiquait la bineuse de son arrière-grand-père et l’agriculture sur brûlis. La route pour Kovir était ouverte à ceux qui n’appréciaient pas l'ordre séculaire.[2]

Avec le temps, ces derniers se mirent à s’interroger et, rapidement, ils constatèrent qu’effectivement rien, absolument rien n’entravait les routes pour Kovir et Poviss. Une deuxième vague d’émigration convergea alors vers le Nord. À l’instar de la première, elle se composait d’originaux insatisfaits en quête d’autre chose. Mais il ne s’agissait pas cette fois de querelleurs fâchés avec la vie ou d’éternels insatisfaits. Du moins, pas uniquement. Le Nord attira des savants, qui croyaient aux théories qu’ils avaient élaborées alors que celles-ci étaient décriées par tous, considérées comme utopiques et loufoques; des techniciens et des constructeurs, convaincus qu’en dépit de l’opinion générale il était possible de construire les machines et les engins conçus par ces savants; des magiciens, pour qui l’élaboration de brise-lames à l’aide de la magie n’était pas un sacrilège; des marchands prêts à s’affranchir de la prudence et à prendre des risques dans la perspective de développer leur chiffre d’affaires; des agriculteurs et des éleveurs, persuadés que même le plus improductif des sols pouvait donner des récoltes et être propice à l’élevage d’animaux capables de résister à la rudesse du climat.[2]

Le Nord attira également des mineurs et des géologues, qui voyaient dans l’austérité apparente des montagnes sauvages et des roches de Kovir le signe infaillible que leur sous-sol renfermait de grandes richesses. Car la nature aime l’équilibre. Et ils avaient vu juste. Le sous-sol des terres du Nord renfermait bien des richesses. Un quart de siècle plus tard, Kovir extrayait autant de minerai que la Redania, Aedirn et Kaedwen réunis. Seul Mahakam faisait mieux que Kovir dans le secteur du minerai de fer, mais Kovir envoyait à Mahakam des transports de métal servant à réaliser des alliages. Kovir et Poviss détenaient un quart du marché mondial de l’argent, du nickel, du plomb, de l’étain et du zinc; la moitié du marché mondial du cuivre et du cuivre natif, les trois quarts de celui du manganèse, du chrome, du titane et du tungstène, autant de métaux ne se présentant que dans leur forme native: platine, ferroaurum, cryobélite et dymérite. Et plus de quatre-vingts pour cent de la production mondiale d’or.[2]

Avec cet or, Kovir et Poviss importaient les denrées alimentaires qui leur faisaient défaut, le rude climat du Nord ne permettant pas toutes les cultures, et les minerais absents de leurs sous-sols. Et toute autre marchandise qu’elles ne produisaient pas. Non par impossibilité ou incapacité. Mais parce que ça ne valait pas le coup. N’importe quel artisan de Kovir ou de Poviss, fils ou petit-fils de rémigrant arrivé dans les territoires du Nord quelques décennies plus tôt, son balluchon sur le dos, gagnait à présent quatre fois plus que son confrère de Redania ou de Temeria. Kovir faisait commerce avec le monde entier et voulait continuer à étendre son influence. Mais ce fut impossible.[2]

Sur le trône de Redania monta Radowid III, arrière-petit-fils de Radowid le Grand. Le nouveau roi avait non seulement hérité du prénom de son ancêtre, mais aussi de son avidité et de son esprit mesquin. Surnommé le Hardi par les flagorneurs et les hagiographes, et le Roux par tous les autres, il mit le doigt sur une incohérence que personne avant lui n'avait voulu relever, allez savoir pourquoi: pour quelle raison la Redania ne touchait-elle pas un denier du gigantesque négoce mené par Kovir? Il était temps que le vassal kovirien commence à servir ses suzerains! Une formidable occasion se présenta peu après; un différend concernant le tracé d’une frontière surgit entre la Redania et Aedirn; la discorde portait, comme d’habitude, sur la vallée du Pontar. Radowid III était décidé à intervenir militairement, et il commença à s’y préparer. Il promulgua un impôt militaire spécial, appelé « la dîme pontaroise ». Celle-ci devait être payée par tous les sujets de la couronne et tous les vassaux. Y compris l’apanage kovirien. Le Roux se frottait les mains: dix pour cent des revenus de Kovir, ce n’était pas rien![2]

Des ambassadeurs redaniens se rendirent à Pont Vanis, dont on disait que c’était une place forte entourée d’une palissade en bois. Lorsqu’ils furent de retour, ils communiquèrent au Roux des nouvelles surprenantes. Pont Vanis n’était pas une place forte entourée d’une palissade en bois. C’était en réalité une ville énorme, la capitale d’été du royaume de Kovir, dont le souverain, le roi Gedovius, envoyait au roi Radowid, par l’intermédiaire des ambassadeurs, la réponse suivante:[2]

« Le royaume de Kovir n’est le vassal de personne. Les prétentions et les revendications de Tretogor sont infondées et s’appuient sur une lettre morte, qui n’a jamais eu force de loi. Les rois de Tretogor n’ont jamais été les suzerains des seigneurs de Kovir, car les seigneurs de Kovir - il sera facile de le vérifier dans les annales - n’ont jamais payé de tribut à Tretogor, n’ont jamais rempli d’obligations militaires envers elle, et, plus important encore, n’ont jamais été invités aux cérémonies données en l’honneur des fêtes nationales, ni à aucune autre célébration. Je suis par conséquent au regret de vous informer que moi, Gedovius, roi de Kovir, ne puis vous reconnaître comme mon seigneur et suzerain, et encore moins verser la dîme. Les vassaux koviriens étant exclusivement soumis à l’autorité de la seigneurie kovirienne, ils ne peuvent eux non plus y souscrire. »[2]


Sous la plume de Sapkowski[modifier | modifier le wikicode]

— C’est le Grand Nord qui revient le plus souvent. Hengfors, Kovir, Poviss. D’abord, parce que c’est loin, effectivement ; ensuite, parce que ces pays sont neutres et ont de bonnes relations avec Nilfgaard.
Le Temps du Mépris, page(s) ?

Bientôt unis par les liens du sang à toutes les autres dynasties du monde, les rois de Kovir respectèrent scrupuleusement les traités d’Exeter. Jamais ils ne se mêlaient des affaires de leurs voisins. Jamais ils ne remirent en cause les règles de l’accession au pouvoir, même lorsque certains bouleversements historiques désignaient le roi ou le prince royal comme le successeur légal au trône de Rédanie, d’Aedirn, de Kaedwen, de Cidaris ou même de Verden et de Lyrie. Jamais le puissant royaume de Kovir ne tenta d’annexer ou de conquérir un quelconque territoire, jamais il n’envoya de canonnières armées de catapultes et de balistes sur les eaux territoriales étrangères, jamais il ne tenta d’usurper le titre de « gouverneur des mers ». Kovir se contentait d’une mer libre et ouverte au commerce - mare liberum apertum -, et reconnaissait le caractère sacré du commerce et du profit.
La Tour de l'Hirondelle, page(s) ?


Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

Notes[modifier | modifier le wikicode]


Références[modifier | modifier le wikicode]