Menno Coehoorn

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Menno Coehoorn
Identité
V.O.
Menno Coehoorn
Espèce
Humain
Décès
1268
Nationalité
Flag Nilfgaard.svg
Statut
Titre(s)
Feld-maréchal
Commandant du groupe armé « Centre »
Gouverneur de la province de Cintra

Menno Coehoorn a servi dans l'armée impériale Nilfgaardienne et a atteint le rang de feld-maréchal. Parmi ses engagements étaient plusieurs batailles à Dol Angra, Aldersberg et la Bataille de Brenna. Menno Coehoorn était dans une position de confiance avec l'Empereur Emhyr var Emreis, et ainsi lui ont été accordés les fonctions de gouverneur de Cintra. Il était le commandant du groupe armé « Centre » pendant la 2e guerre nordique et avait deux armées sous son commandement : la IVe armée montée, dirigée par le général major Markus Braibant ainsi que la IIIe armée, commandée par le lieutenant général Rhetz de Mellis-Stoke.

Apparence et caractère[modifier | modifier le wikicode]

Menno Coehoorn dans la saga[modifier | modifier le wikicode]

Dans Le Sang des Elfes[modifier | modifier le wikicode]

Dans La Dame du Lac[modifier | modifier le wikicode]

Le trait de génie du maréchal Coehoorn fut réduit à néant, ses troupes furent stoppées sur le flanc par la vaillante infanterie de Wyzima, commandée par le voïvode Bronibor qui paya chèrement son héroïsme de son sang. Et tandis que les Wyzimiens résistaient avec acharnement, Nilfgaard se trouvait en déroute sur son aile gauche : certains Noirs commencèrent à se débander, d’autres à se rassembler en petits groupes pour tenter de se protéger, car ils étaient encerclés de toutes parts. Rapidement, le même schéma se répéta sur l’aile droite, où l’opiniâtreté des nains et des condottieres finit par l’emporter sur la fougue nilfgaardienne. Sur tout le front, un même cri de triomphe s’éleva ; tandis que le moral des chevaliers du roi remontait, celui des Nilfgaardiens tombait au plus bas et leurs mains mollissaient de lassitude. Les nôtres commencèrent à les broyer comme des amandes ; les échos des armures brisées se propageaient au loin. Le maréchal de campagne Coehoorn comprit alors que la bataille était perdue, il vit les brigades autour de lui disparaître et partir en déroute. Des officiers et des chevaliers accoururent vers lui et lui donnèrent un cheval frais en lui criant de partir, de sauver sa vie pendant qu'ils attaqueront les Nordlings, créant ainsi une diversion. [1]

Lors de sa fuite, le maréchal passa par-dessus la tête de sa monture et atterrit dans la boue. Tout autour de lui les chevaux hennissaient et regimbaient, les hommes hurlaient, couverts de fange et de lentilles d’eau. Au milieu de ce pandémonium, Menno entendit soudain un autre son. Un son synonyme de mort. Le sifflement des flèches. Il se jeta dans le courant de la rivière, pataugeant dans l’épais bourbier où il s’enfonçait jusqu’aux cuisses. L’adjudant qui peinait à côté de lui s’effondra soudain, la tête dans la boue ; le maréchal eut le temps de voir la flèche enfoncée jusqu’aux empennes dans son épaule. Au même instant, il reçut un coup terrible sur la tête. Il vacilla, mais il ne tomba pas, coincé dans le limon et les marais. Il voulut crier mais seul un râle parvint à sortir de sa bouche. Un cheval qui s’extirpait de la fange rua et heurta son heaume ; la tôle défoncée lui lamina la joue, lui brisa les dents et lui taillada la langue.[1]

C'est à ce moment là que des membres de la cohorte volontaire de Mahakam commandé par Zoltan Chivay fit leur apparition. Coehoorn ôta son heaume cabossé d’un geste brusque. Il connaissait assez bien le langage courant des Nordlings. il se présenta et demanda grâce et pitié malheureusement pour lui, il parlait plus aussi bien sans sa langue. Zoltan ne comprenant rien, remarqua un scorpion d’argent brodé sur son manteau, l’insigne de la Septième brigade de cavalerie de Daerland, et ordonna à ses arbalétriers de l'abattre en la mémoire de Caleb Stratton. Les arbalètes cliquetèrent. Un trait atteignit Coehoorn en pleine poitrine, un deuxième le toucha à la cuisse, un troisième à la clavicule. Le maréchal de campagne de l’empire nilfgaardien tomba en arrière dans la boue, les renouées et les élodées cédèrent sous son poids. Qui donc, par la peste noire, pouvait bien être ce Caleb Stratton ? eut-il le temps de se demander. Jamais de ma vie je n’ai entendu parler d’un Caleb…[1]

Après La Dame du Lac[modifier | modifier le wikicode]

Il convient de notifier une dernière chose : personne ne sait ce qu’il est advenu de Menno Coehoorn. Les uns racontent qu’il est tombé mais que son corps n’a pu être identifié dans la fosse commune. Les autres disent qu’il s’en est sorti mais que, craignant la colère impériale, il n’est jamais rentré à Nilfgaard. Il serait allé se cacher à Brokilon, chez les dryades, où il serait devenu un ermite, se laissant pousser la barbe jusques au sol. Là-bas il se serait éteint rapidement, accablé de chagrin. Une légende circule également parmi les gens simples : le maréchal aurait fréquenté, la nuit, le champ de Brenna, marchant au milieu des tertres en se lamentant « Rendez-moi mes légions ! », mais il aurait fini par se pendre à un tremble sur un mont que l’on nomma, pour cette raison, le mont de Potence. Et la nuit, parmi les autres fantômes, l’on pouvait croiser le spectre du célèbre maréchal hantant régulièrement le champ de bataille.[1]


Sous la plume de Sapkowski[modifier | modifier le wikicode]

Le maréchal Menno Coehoorn, gouverneur de la province de Cintra et futur chef de l'armée de Dol Angra, releva soudain la tête, et se redressa, la main posée sur le pommeau de son épée.
Le Sang des Elfes, page(s) 255

Cerné de toutes parts – sur ses flancs, des troupes de pirates en provenance de Skellige ; devant, les Nordlings de Cidaris ; à l’arrière, la rébellion – de Wett s’embourba dans des batailles confuses, subissant défaite sur défaite. Pour cette raison, il retarda l’offensive du groupe armé “Centre”, car le groupe “Verden”, au lieu d’exécuter le plan initial, c’est-à-dire fermer l’aile aux Nordlings, paralysa Menno Coehoorn.
La Dame du Lac, page(s) ?

— On peut dire, monsieur le rotmistr, que ce jour-là, c’est un miracle qui a sauvé les Nordlings. Ou un concours de circonstances que personne n’était en mesure de prévoir… À dire vrai, Restif de Montholon écrit dans son livre que le maréchal Coehoorn avait commis une erreur dans l’appréciation des forces en présence et les intentions de l’adversaire. Selon lui, le maréchal aurait pris un trop gros risque en divisant le groupe armé « Centre » et en partant avec les troupes de la cavalerie ; s’engager dans cette bataille sans avoir au moins assuré le gros des troupes sur trois côtés était périlleux. Toujours d’après Restif de Montholon, le maréchal Coehoorn aurait négligé le travail de reconnaissance, ce qui expliquerait pourquoi il n’a pas repéré l’armée rédanienne qui arrivait en renfort…
— Cadet Puttkammer ! Les « œuvres » de M. de Montholon, d’une valeur plus que douteuse, ne sont pas au programme de cette école ! Sa Grandeur Impériale a émis un avis très critique sur ce livre. Vous voudrez donc bien vous abstenir de le citer ici. Vraiment, je suis étonné. Jusqu’à présent, vos réponses étaient très bonnes, voire excellentes, et voilà que vous commencez soudain à parler de miracles et de concours de circonstances, vous permettant pour finir de critiquer les compétences du commandant Menno Coehoorn, l’un des plus grands chefs qu’ait connus l’Empire. Écoutez-moi bien, cadet Puttkammer ainsi que vous tous ici, si vous songez sérieusement à passer l’examen pour devenir officier, vous voudrez bien noter et retenir ceci : ce qui s’est passé à la bataille de Brenna n’a strictement rien à voir avec un quelconque miracle ou le hasard. Il s’agit d’une conspiration ! Conduite par des forces de diversion ennemies, des éléments séditieux, des émeutiers lâches, des étrangers, des faillis politiques, des traîtres et des vendus ! Un abcès qu’on a ensuite brûlé au fer rouge. Mais avant d’en arriver là, ces pleutres, ces traîtres à la nation avaient tissé leur toile et noué nombre d’intrigues ! Ce sont eux qui ont embobiné et trahi le maréchal Coehoorn, qui l’ont trompé et induit en erreur ! Ce sont eux, les gredins sans honneur et sans foi, qui ont…

La Dame du Lac, page(s) ?

D’un geste brusque, sans cesser d’écrire, Jarre chassa de son moignon les mouches qui voletaient au-dessus de l’encrier.
Le trait de génie du maréchal Coehoorn fut réduit à néant, ses troupes furent stoppées sur le flanc par la vaillante infanterie de Wyzima, commandée par le voïvode Bronibor qui paya chèrement son héroïsme de son sang. Et tandis que les Wyzimiens résistaient avec acharnement, Nilfgaard se trouvait en déroute sur son aile gauche : certains Noirs commencèrent à se débander, d’autres à se rassembler en petits groupes pour tenter de se protéger, car ils étaient encerclés de toutes parts. Rapidement, le même schéma se répéta sur l’aile droite, où l’opiniâtreté des nains et des condottieres finit par l’emporter sur la fougue nilfgaardienne. Sur tout le front, un même cri de triomphe s’éleva ; tandis que le moral des chevaliers du roi remontait, celui des Nilfgaardiens tombait au plus bas et leurs mains mollissaient de lassitude. Les nôtres commencèrent à les broyer comme des amandes ; les échos des armures brisées se propageaient au loin.
Le maréchal de campagne Coehoorn comprit alors que la bataille était perdue, il vit les brigades autour de lui disparaître et partir en déroute.
Des officiers et des chevaliers accoururent vers lui et lui donnèrent un cheval frais en lui criant de partir, de sauver sa vie. Mais c’était un cœur impavide qui battait dans la poitrine du maréchal nilfgaardien.
— Il ne sied pas ! s’écria-t-il en repoussant les rênes qu’on lui tendait.
» Il ne sied pas que je quitte en m’enfuyant comme un couard le champ sur lequel tant de bons soldats sont tombés pour l’empereur sous mon commandement. Et le brave Menno Coehoorn ajouta…

La Dame du Lac, page(s) ?


Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]

  1. 1,0, 1,1, 1,2 et 1,3 La Dame du Lac, Chapitre 8.