Meve de Lyria

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Meve de Lyria
Identité
V.O.
Meve z Lyrii
Surnom(s)
la Reine Blanche (V.O. : Białą Królową)
Espèce
Humaine
Nationalité
Flag Lyria.svg
Apparence
Yeux
Vert clair
Cheveux
Gris
Statut
Titre(s)
Reine de Lyria et Rivia
Famille
Enfant(s)
Fils - Nom inconnu
Fils - Nom inconnu
Parenté
Foltest de Temeria (Cousin)
Calanthe Fiona Riannon (Cousine)

Meve de Lyria, surnommée la Reine Blanche par ses troupes, est la reine de Lyria et Rivia. Elle a deux fils qui errent de par le monde, fruits d’un égarement lascif dont elle doute fort que l’un d’eux ait pu soudain ressentir l’envie de diriger un royaume. Ils n’avaient aucune prédisposition ni inclination pour cela. Tous deux étaient encore plus idiots que leur père. Après la guerre contre Nilfgaard, elle fut l'un des négociateurs du traité de la Paix de Cintra.

Apparence et caractère[modifier | modifier le wikicode]

Meve de Lyria avait les cheveux gris, bien que son visage ne soit marqué d’aucun signe de vieillesse. Elle avait certes les traits d’une femme d’âge mûr, mais aucune ride ne sillonnait sa peau. Elle a des yeux vert clair et également de belles lèvres charnues qui depuis la Bataille pour le pont sur la Iaruga sont défigurées par affreuse blessure qui lui fit perdre plusieurs dents.

Meve de Lyria dans la saga[modifier | modifier le wikicode]

Dans Le Sang des Elfes[modifier | modifier le wikicode]

Dans Le Temps du Mépris[modifier | modifier le wikicode]

Les Nilfgaardiens ont attaqué la Lyria et Aedirn après l'attaque des armées de Demawend sur Glevitzingen,[1] le fort frontalier de Dol Angra, perpétrée au moment de l’assemblée des magiciens sur Thanedd. La réponse de Nilfgaard fut une guerre éclair et groupée : une armée puissante, qui devait être concentrée à Dol Angra depuis des semaines, sinon des mois, a franchi la frontière. Spalla et Scala, deux forteresses frontalières de Lyria, furent anéanties en à peine trois jours. La Rivia était préparée pour un siège de plusieurs mois, mais elle a capitulé au bout de deux jours sous la pression des guildes et des marchands à qui promesse avait été faite que, si la cité ouvrait ses portes et versait une rançon, elle ne serait pas pillée…[2]

Après la capitulation de la Rivia, l’armée de Nilfgaard s’est rendue en un temps record dans le Nord, sans quasiment rencontrer d’opposition. Les troupes de Demawend et de Meve se sont retirées, ne pouvant pas resserrer le front pour une bataille décisive. Les Nilfgaardiens ont continué jusqu’à Aldersberg. Pour empêcher le blocus de la forteresse, Demawend et Meve se sont décidés à accepter la bataille.[2]

Les royaumes d’Aedirn et de Lyria ont réussi à mobiliser au total trois mille cavaliers et dix mille fantassins, dont un cinquième a été bloqué dès les premiers jours de l’invasion, retranché dans les forts et les forteresses. Une partie du reste de l’armée a dû retirer ses troupes pour protéger les ailes menacées par des raids lointains de la cavalerie légère et les attaques de diversion des détachements de Scoia’tael. Les Nilfgaardiens ont livré bataille sur les champs d’Aldersberg les cinq ou six mille soldats restants – parmi lesquels pas plus de mille deux cents chevaliers. Menno Coehoorn a lancé sur eux une armée de treize mille hommes, dont dix bannières cuirassées, fleuron de la chevalerie nilfgaardienne.[2]

Dans Le Baptême du Feu[modifier | modifier le wikicode]

Ayant appelé sous son étendard les rescapés de la cavalerie mobile de Lyria et entraîné tous les volontaires, y compris des mercenaires et de vulgaires bandits, Meve s'était lancée dans une guerre partisane contre Nilfgaard. Or la sauvage province d'Angren se prêtait parfaitement à ce genre de guérilla, elle était propice aux embuscades, et sa végétation riche en buissons offrait de nombreuses cachettes. La cohorte de Meve, déjà surnommée la Reine Blanche par ses troupes, fit rapidement preuve d’une puissance et d'une bravoure telles quelle parvint à gagner sans crainte la rive gauche de la Iaruga, chahutant et rôdant à l'envi sur les arrières de l'ennemi.[3]

Les parties en présence dans ce conflit étaient l'armée de Nilfgaard, un corps lyrien dirigé par la reine Meve et la Hanse de Geralt. La situation était la suivante: ayant pris du bon temps sur la rive gauche de la Iaruga, les partisans de la reine Meve voulaient filer sur l'autre rive de la rivière, mais ils se heurtèrent aux Nilfgaardiens qui, eux, rôdaient sur la rive droite et voulaient justement filer sur la rive gauche de la Iaruga. Quant à la Hanse, Ils tombèrent sur les susdits chargés de garder le pont, au milieu même de la Iaruga, cernés à droite comme à gauche par des hommes armés. Ne sachant trop comment s'échapper, durent se lancer dans la mêlée. La victoire fut remportée par les Lyriens, car leur plan initial - se réfugier sur la rive droite — fut une réussite. Les Nilfgaardiens se réfugièrent, quant à eux, on ne sait où, et qui du point de vue de la plupart des doctrines militaires, la désertion rapide du champ de bataille par l'ennemi valait victoire du camp adverse.[3]

Dans La Dame du Lac[modifier | modifier le wikicode]


Sous la plume de Sapkowski[modifier | modifier le wikicode]

Perdue dans ses pensées, Meve, reine de Lyrie, jouait avec les énormes rubis de son collier, et tordait des temps à autre, ses belles lèvres charnues en une grimace ambiguë.
Le Sang des Elfes, page(s) 235

- Pourquoi me regardez-vous tous?
- Nous contemplons ta beauté, grommela Henselt depuis les profondeurs de son bock.
- Entre autres, acquiesça Vizimir. Meve, nous savons tous que tu es capable de trouver un solution à chaque problème. Tu as ton intuition féminine, tu est intelligente...

Le Sang des Elfes, page(s) 241

— Et contre qui se battent-ils ?
— Ça, c’est un mystère. Les bûcherons ont parlé d’une armée dirigée par une certaine Reine Blanche. Cette reine combat les Noirs. Il paraît qu’elle a même déjà avancé sur l’autre berge de la Iaruga avec son armée, et qu’elle porte le feu et l’épée sur les terres impériales.

Le Baptême du Feu, page(s) ?

Geralt leva les yeux. Devant lui se tenait une femme en armure, aux cheveux très clairs, presque aussi clairs que les siens. Il comprit qu’en réalité ils n’étaient pas clairs, mais gris, bien que son visage ne soit marqué d’aucun signe de vieillesse. Elle avait certes les traits d’une femme d’âge mûr, mais aucune ride ne sillonnait sa peau.
La femme tenait serré contre sa bouche un mouchoir de batiste bordé d’un liseré de dentelle. Le mouchoir était taché de sang.

Le Baptême du Feu, page(s) 459-460

La reine essaya de rire, mais ça ne lui réussit pas vraiment. Elle fit la grimace, lança un vilain juron, quoique incompréhensible, puis cracha de nouveau. Avant qu’elle ait eu le temps de refermer la bouche, Geralt remarqua son affreuse blessure, et vit qu’il lui manquait plusieurs dents. Le regard du sorceleur n’avait pas échappé à la reine.
Le Baptême du Feu, page(s) ?


Meve de Lyria dans les adaptations[modifier | modifier le wikicode]

Dans Gwent: The Witcher Card Game[modifier | modifier le wikicode]

Arbre des récompenses[modifier | modifier le wikicode]

Parchemin 1 : La princesse Meve était le cauchemar de toute gouvernante royale. Plutôt que tricoter, elle préférait grimper aux arbres. Au lieu de travailler ses gammes à la harpe, elle affrontait ses frères avec une épée en bois. Et au lieu de lire des romances, elle compulsait les mémoires des généraux décorés.
Parchemin 2 : Décision fut prise de marier Meve au plus tôt. Hélas, les hommes de noble extraction ne se bousculaient pas pour demander la main d'une bagarreuse de seize ans, aux genoux écorchés et couverte de contusions de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel…
Parchemin 3 : Ce fut finalement le roi de Riv, Reginald le Courageux, qui demanda sa main. Même s'il ne faisait pas montre d'une grande intelligence, il s'avéra bien plus sage que les gouvernantes de Meve. Plutôt que tenter de dompter la princesse indisciplinée, il se contenta de l'aimer telle qu'elle était.
Parchemin 4 : Malheureusement, leur union idyllique fut abrégée par la mort de Reginald quelques années plus tard seulement. Supposant que la veuve céderait sous le poids de la couronne, les souverains voisins pénétrèrent à Riv avant même la fin de la période de deuil. Une surprise des plus désagréables les attendait toutefois de l'autre côté de la frontière.
Coffre 1 : Au début, Meve manifestait rarement l'affection attendue d'une épouse aimante. Reginald demanda donc conseil aux femmes nobles de sa cour, qui étaient toutes du même avis : pour gagner le cœur de Meve, le roi devait lui offrir un présent qui témoignerait de la profondeur de son amour. Hélas… Meve était plutôt difficile. Sans un mot d'explication, elle jeta les plus belles tapisseries d'Ophir, envoya par la fenêtre les colliers sertis de saphirs et fracassa un luth du Kovir contre le sol de sa chambre. Cependant, lorsque Reginald lui offrit une somptueuse armure de plates en or massif, eh bien… cet ensemble fait de métal froid fit fondre le cœur de Meve.
Coffre 2 : Perspicace, d'une époustouflante beauté et d'une bravoure sans pareille, Meve ne manquait pas de qualités. Comme tout le monde, cependant, elle avait des défauts. Le plus grand d'entre eux était peut-être son incapacité à appréhender la faiblesse humaine. Elle jaugeait les autres selon les critères impossibles qu'elle s'imposait, et se liait donc rapidement aux personnes ayant une personnalité aussi forte qu'elle. Elle désapprouvait les gens plus "sensibles", qu'elle méprisait même parfois. Par conséquent, ses relations avec ses fils s'avérèrent d'emblée difficiles. Et plus particulièrement avec son aîné, Villem.
Coffre 3 : Dans un recoin du château de la reine à Riv se trouvait une armurerie richement dotée, où étaient entreposées toute sorte d'armes magnifiques : lames elfes, fléaux havekars forgés spécialement… Toutefois, parmi tous les instruments de mort à sa disposition, Meve appréciait plus que tout le sihil forgé à Mahakam et surnommé "Vicelarde". Les questions sur l'origine du surnom de cette lame ne déclenchaient chez Meve qu'un profond soupir, car, évidemment, elles faisaient ressurgir de vieux souvenirs, à la fois sombres et intimes.

Apparitions[modifier | modifier le wikicode]

Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

Notes[modifier | modifier le wikicode]


Références[modifier | modifier le wikicode]

  1. Le Temps du Mépris, Chapitre 4.
  2. 2,0, 2,1 et 2,2 Le Temps du Mépris, Chapitre 5.
  3. 3,0 et 3,1 La Tour de l'Hirondelle, Chapitre 3.