Maria Barring

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Maria Barring
Identité
V.O.
Maria Barring
Surnom(s)
Milva
Sor’ca
Tantine
Espèce
Humaine
Décès
mars 1268
Nationalité
Sodden
Apparence
Yeux
Bleu foncé
Cheveux
Roux
Statut
Affiliation(s)
Dryade, Scoia'tael
Hanse de Geralt

Maria Barring, surnommée Milva (Milan en Hen llinge) apparaît dans la série de livres La Saga du Sorceleur écrite par Andrzej Sapkowski. Elle apparait aux cotés de Geralt de Riv dans les tomes Le Baptême du Feu, La Tour de l'Hirondelle et La Dame du Lac.

Apparence et caractère[modifier | modifier le wikicode]

Milva dans la Saga[modifier | modifier le wikicode]

Avant Le Baptême du Feu[modifier | modifier le wikicode]

Maria Barring est une jeune femme originaire d’un village perdu du Haut-Sodden. Dans sa famille, ils sont chasseurs de père en fils ; des forestiers. Quand le fils aîné a été écrasé par un élan, le vieux Barring a décidé d’enseigner l’art forestier à sa fille. Elle est devenue une chasseresse expérimentée, elle braconnait dans les forêts seigneuriales depuis l’enfance : elle avait onze ans lorsqu’elle avait tué son premier chevreuil ; et son premier cerf – un quatorze-cors –, par un incroyable et heureux augure de chasseur, elle l’avait abattu le jour de ses quatorze ans.

Quand le vieux Barring s’en est allé, la mère s’est remariée. Quand sa mère ne faisait pas attention, son beau-père essayait de la débaucher. Il voulait rien entendre de ce qu'elle disait, alors finalement, n’en pouvant plus, Milva lui causa avec un râteau, et quand il est tombé, elle lui donna encore un coup de pied ou deux, dans les côtes et le bas-ventre. Deux jours plus tard, il était couché et crachait du sang... Et elle, ni une ni deux, parti voir le monde, sans attendre qu’il guérisse. Plus tard, des rumeurs sont parvenues jusqu’à elle, disant qu’il était mort, et sa mère aussi, peu de temps après lui. Elle avait alors seize ans.

Maria voyagea dans le Nord, vivant de la chasse, mais les forestiers des barons ne lui ont pas facilité la vie, la pourchassant et la traquant comme un animal. Elle a donc commencé à braconner à Brokilone, et là, les dryades l’ont attrapée. Et plutôt que de la zigouiller, elles l’ont recueillie. Elles l’ont reconnue comme une des leurs… Quant à Milva, elle leur a témoigné sa reconnaissance. Elle a conclu un pacte avec la sorcière de Brokilone, la vieille Eithné Œil d’argent. Maria Barring est morte, vive Milva… Elle aida notamment les commandos de Scoia'tael fuyant les troupes des Nordlings à se cacher dans la forêt et chasse pour eux. Elle fait également des excursions dans les villages avoisinants pour pourvoir à leurs besoins (et aux siens) et obtenir des informations du monde extérieur. La partie la plus sordide de son travail consiste à attirer des groupes armés de soldats du Nord dans des traquenards tendus par les elfes rescapés.

Au début, elle n’était qu’une Dh’oine pour les elfes, un être humain. Plus tard, quand elle commença à les aider régulièrement, ils se mirent à l’appeler Aen Woedbeanna, « la jeune fille de la forêt ». Plus tard encore, quand ils la connurent mieux, à l’instar des dryades ils l’appelèrent Milva, le Milan. Son nom véritable, qu’elle ne dévoilait qu’à ceux qui lui étaient vraiment proches et à condition qu’ils lui rendent la pareille, ne leur convenait pas ; ils le prononçaient « Mear’ya » en faisant la grimace, comme si, dans leur langage, il s’apparentait à quelque chose de désagréable. Et ils passaient immédiatement à « sor’ca ».

Elle effectua quatre expéditions avant que ceux de Verden et de Kerack découvrent la vérité à son sujet. Au total, quelque chose comme une centaine de personnes, parmi les plus acharnées à chasser les scalps des mamounes, ont trouvé la mort. Pendant longtemps tous n’y ont vu que du feu, car parfois Milva en sauvait un du massacre en le portant sur ses propres épaules, et le rescapé vantait son courage sous les cieux. Ce n’est qu’au bout de la quatrième fois, à Verden, qu’enfin quelqu’un se tapa le front… « Comment se fait-il », s’exclamèrent-ils soudain, « que la guide qui incite les gens à attaquer les mamounes s’en sorte chaque fois vivante ? » Et le pot aux roses finit par être découvert : la guide faisait effectivement son travail, mais elle conduisait les chasseurs directement dans un piège, les livrant aux flèches des dryades qui attendaient en embuscade… Milva en gardera de mauvais souvenirs puisque l'une de ces opérations se soldera par la mort de presque tout les participants à l'affrontement et rendra publique sa collaboration avec les rebelles Scoia'tael.

Et c’est alors que Milva disparut sans laisser la moindre trace, trouvant refuge à Brokilone...

Dans Le Baptême du Feu[modifier | modifier le wikicode]

Milva rencontre Geralt alors qu'il se repose chez les dryades après qu'il ait été grièvement blessé par Vilgefortz durant le soulèvement de Thanedd. Il l'envoie hors de la forêt trouver des renseignements sur le sort de Ciri et Yennefer et Milva accepte à contrecœur. Quelques jours plus tard elle revient et, lorsque Geralt se décide à partir sauver Ciri que l'on prétend détenue à Nilfgaard, elle refuse de l'accompagner malgré la demande du sorceleur, jugeant sa conduite suicidaire. Milva lui sauvera pourtant la vie ainsi qu'a Jaskier lors d'un traquenard de Nilfgaardiens auquel suivit un combat acharné avec pour enjeu le cercueil de Cahir, le chevalier au heaume ailé. Cela la décida à les accompagner dans leur quête pour sauver la fille de Geralt et elle sympathisa avec eux jusqu'à nouer de vrais liens d'amitié avec eux.

Milva les accompagna ainsi durant tout leur voyage, ayant un rôle de chasseuse dans le groupe et restant le plus souvent à l'écart du groupe ou, tout du moins silencieuse la plupart du temps. On soulignera le fait qu'elle tomba enceinte avant le voyage avec Geralt et ne voulut pas garder l'enfant afin de ne pas être un poids pour le groupe et parce qu'elle n'avait pas l'instinct maternel. Elle voulu prendre des potions du vampire Régis pour avorter mais y renonça. Lors de la bataille qui opposa les Nilfgaardiens et les forces de Rivie, elle fit une fausse couche aux abords du champ de bataille et fut sauvée par les soins de Régis. Elle ne parla plus de cet incident par la suite.

Dans La Tour de l'Hirondelle[modifier | modifier le wikicode]

Lors du passage de leur troupe à Toussaint, Milva eut une relation avec un chevalier de la vallée, passionné tout comme elle de chasse et d'arcs. Elle décida de rompre avec lui pour une raison floue, sans doute une demande en mariage qu'elle ne put se résoudre à accepter et pleura beaucoup cette décision.

Dans La Dame du Lac[modifier | modifier le wikicode]

Elle mourut lors de l'assaut de la place forte de Vilgefortz, transpercée par la flèche d'un archer d'élite du donjon qui mourut lui de la flèche que Milva avait décochée avant de s'écrouler. Geralt resta près d'elle jusqu'à son dernier souffle.


Sous la plume de Sapkowski[modifier | modifier le wikicode]

— Bonjour, Maria !
Elle tressaillit. La petite dryade appuyée contre un sapin avait les yeux et les cheveux couleur d’argent. Avec les arbres colorés de la forêt en toile de fond, le soleil couchant dessinait une auréole autour de sa tête. Mettant un genou à terre, Milva s’inclina bien bas :
— Je te salue, dame Eithné.
La souveraine de Brokilone fixa du regard le petit couteau en or en forme de faucille fixé à sa ceinture.
— Lève-toi, l’enjoignit-elle. Marchons un peu. Je veux te dire quelques mots.
Elles marchèrent longuement à travers la forêt remplie d’ombres, côte à côte, la petite dryade aux cheveux d’argent et la grande jeune fille aux cheveux roux. Aucune ne voulait rompre le silence.

Le Baptême du Feu, page(s) ?

Elle était une chasseresse expérimentée, elle braconnait dans les forêts seigneuriales depuis l’enfance : elle avait onze ans lorsqu’elle avait tué son premier chevreuil ; et son premier cerf – un quatorze-cors –, par un incroyable et heureux augure de chasseur, elle l’avait abattu le jour de ses quatorze ans.
Le Baptême du Feu, page(s) ?

— Cette Milva que le sorceleur a envoyée espionner, interrogea Dijkstra, que peux-tu m’en dire ?
— Elle est chargée, hum, hum, marmonna le secrétaire, de faire passer à Brokilone les survivants des groupes de Scoia’tael décimés par la guerre de Témérie. Elle aide les elfes à échapper aux battues et aux encerclements, leur permet de se reposer et de se reformer en commandos combattants.
— Épargne-moi les informations universellement connues, l’interrompit Dijkstra. Je connais l’activité de Milva, j’envisage d’ailleurs de la mettre à profit. Sans cela, il y a longtemps que je l’aurais jetée en pâture aux Témériens. Que peux-tu me dire sur elle personnellement ? Sur Milva en tant que telle ?
— Elle est originaire, si je ne m’abuse, d’un village perdu du Haut-Sodden. Elle s’appelle en réalité Maria Barring. Milva, c’est le surnom que lui ont donné les dryades. En Langage ancien, cela signifie…
— Milan, le coupa Dijkstra. Je sais.
— Dans sa famille, ils sont chasseurs de père en fils ; des forestiers. Quand le fils aîné a été écrasé par un élan, le vieux Barring a décidé d’enseigner l’art forestier à sa fille. Quand il s’en est allé, la mère s’est remariée. Hum, hum… Maria ne s’entendait pas avec son beau-père, elle s’est sauvée de la maison. Elle avait alors seize ans si je ne m’abuse. Elle a voyagé dans le Nord, vivant de la chasse, mais les forestiers des barons ne lui ont pas facilité la vie, la pourchassant et la traquant comme un animal. Elle a donc commencé à braconner à Brokilone, et là, hum, hum, les dryades l’ont attrapée.
— Et plutôt que de la zigouiller, elles l’ont recueillie, marmonna Dijkstra. Elles l’ont reconnue comme une des leurs… Quant à Milva, elle leur a témoigné sa reconnaissance. Elle a conclu un pacte avec la sorcière de Brokilone, la vieille Eithné Œil d’argent. Maria Barring est morte, vive Milva… Combien d’expéditions a-t-elle effectuées avant que ceux de Verden et de Kerack découvrent la vérité à son sujet ? Trois ?
— Hum, hum… Quatre, si je ne m’abuse… (Bien qu’il ait une mémoire infaillible, Ori Reuven avait toujours peur de se tromper.) Au total, quelque chose comme une centaine de personnes, parmi les plus acharnées à chasser les scalps des mamounes, ont trouvé la mort. Pendant longtemps tous n’y ont vu que du feu, car parfois Milva en sauvait un du massacre en le portant sur ses propres épaules, et le rescapé vantait son courage sous les cieux. Ce n’est qu’au bout de la quatrième fois, à Verden si je ne m’abuse, qu’enfin quelqu’un se tapa le front… « Comment se fait-il », s’exclamèrent-ils soudain, hum, hum, « que la guide qui incite les gens à attaquer les mamounes s’en sorte chaque fois vivante ? » Et le pot aux roses finit par être découvert : la guide faisait effectivement son travail, mais elle conduisait les chasseurs directement dans un piège, les livrant aux flèches des dryades qui attendaient en embuscade…
Dijkstra repoussa vers le bord du bureau le procès-verbal des écoutes : il avait l’impression que des relents de la chambre des tortures émanaient toujours du parchemin.
— Et c’est alors, devina-t-il, que Milva disparut sans laisser la moindre trace, trouvant refuge à Brokilone. Mais jusqu’à aujourd’hui il est difficile de trouver à Verden des volontaires pour une expédition chez les dryades. La vieille Eithné et la jeune Milan ont fait du beau travail. Et dire qu’ils osent prétendre que la provocation est une invention humaine. Mais peut-être…
— Hum hum ! grommela Ori Reuven, étonné par le silence prolongé de son chef.
— Peut-être ont-elles commencé à tirer quelques enseignements de nos méthodes, acheva froidement l’espion en regardant les dénonciations, les procès-verbaux et les condamnations à mort.

Le Baptême du Feu, page(s) ?

Sor’ca. Petite sœur. C’est ainsi que l’appelaient ceux qui la considéraient comme une amie pour lui exprimer leur respect et leur sympathie. Et ce bien qu’ils soient plus âgés qu’elle, et de beaucoup. Au début, elle n’était qu’une Dh’oine pour les elfes, un être humain. Plus tard, quand elle commença à les aider régulièrement, ils se mirent à l’appeler Aen Woedbeanna, « la jeune fille de la forêt ». Plus tard encore, quand ils la connurent mieux, à l’instar des dryades ils l’appelèrent Milva, le Milan. Son nom véritable, qu’elle ne dévoilait qu’à ceux qui lui étaient vraiment proches et à condition qu’ils lui rendent la pareille, ne leur convenait pas ; ils le prononçaient « Mear’ya » en faisant la grimace, comme si, dans leur langage, il s’apparentait à quelque chose de désagréable. Et ils passaient immédiatement à « sor’ca ».
Le Baptême du Feu, page(s) ?

Ils trouvèrent un endroit relativement sec et s’y installèrent en s’emmitouflant dans leurs houppelandes et leurs couvertures. Milva partit inspecter les environs. Quand elle se fut éloignée, Jaskier laissa libre cours à la curiosité longtemps contenue qu’éveillait en lui l’archère de Brokilone.
— Beau brin de fille, grommela-t-il. Tu as le don, toi, Geralt, pour ce genre de rencontre. Svelte et bien roulée… Quand elle marche, on croirait qu’elle danse. Un peu trop étroite à mon goût au niveau des hanches, et un tantinet trop large d’épaules, mais enfin, quelle femme ! Et ces deux petites poires sur le devant… Oh, oh ! pour un peu, sa chemise éclaterait…
— Ferme-la, Jaskier !
— En chemin, il m’est arrivé de l’effleurer par hasard. (Le poète continuait à rêver.) Des cuisses, je te raconte pas, on les croirait en marbre ! Par ma foi, tu n’as pas dû t’ennuyer durant le mois que tu as passé à Brokilone…

Le Baptême du Feu, page(s) ?

— Rien. (Milva haussa les épaules, se racla de nouveau la gorge.) Je ne sais pas compter aussi bien que toi. Je suis une fille de la campagne, simple et stupide. Je ne suis pas une bonne compagne pour toi. Ni une camarade avec laquelle tu peux discuter.
Le Baptême du Feu, page(s) ?

—Je constate que tu n’aimais pas ton beau-père, fit remarquer Jaskier après quelques minutes de silence.
—Non, je ne l’aimais pas. (Milva grinça des dents.) Parce que c’était un chien galeux. Quand ma mère ne faisait pas attention, il essayait de me débaucher, avec ses sales pattes. Il voulait rien entendre de ce que je disais, alors finalement, n’en pouvant plus, je lui ai causé avec un râteau, et quand il est tombé, j’y ai encore donné un coup de pied ou deux, dans les côtes et le bas-ventre. Deux jours plus tard, il était couché et crachait du sang... Et moi, ni une ni deux, je suis partie voir le monde, sans attendre qu’il guérisse. Plus tard, des rumeurs sont parvenues jusqu’à moi, disant qu’il était mort, et ma mère aussi, peu de temps après lui... Eh, Jaskier! Qu’est-ce que t’es en train de noter? N’y pense même pas! Tu entends ce que je te dis?

La Tour de l'Hirondelle, page(s) ?


Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]