Pérégrinations sur les routes et les endroits magiques

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Pérégrinations sur les routes et les endroits magiques

Pérégrinations sur les routes et les endroits magiques (V.O. : Peregrynacje po szlakach i miejscach magicznych) est un livre écrit par Buyvid Backhuysen, considéré par certains comme un apocryphe.

Extrait[modifier | modifier le wikicode]

«Après être partis de la place forte de l’antique et célèbre cité d’Assengard, nous avons parcouru environ six cents haltées vers le sud pour rejoindre une contrée dénommée les Cent Lacs. Si l’on admire ce pays du haut des collines, on y découvre une infinité de lacs formant des motifs de diverses formes, comme si une main d’artiste les avait à dessein disposés de la sorte. L’elfe Avallac’h, notre chef, nous a demandé de rechercher parmi ces formes un lac qui ressemblerait à un trèfle. Et, pour tout dire, nous l’avons repéré. Mais bientôt il apparut qu’il était formé non de trois, mais de quatre lacs, car l’un d’eux, d’une forme un peu allongée qui s’étirait du sud vers le nord, était comme le pédicule de ce trèfle. Ce lac, nommé Tarn Mira, d’une forêt noire était environné, et sur sa limite nord devait, paraît-il, s’ériger un donjon secret, appelé tour de l’Hirondelle; en langage elfique: Tor Zireael.

Cependant, de prime abord nous ne vîmes rien du tout, hormis le brouillard. Je m’apprêtais déjà à entretenir l'elfe Avallac’h de ladite tour lorsque ce dernier nous fit signe de nous taire avant de nous tenir ce langage: “Attendre et espérer. L’espoir renaîtra avec la lumière et un bon présage. Observez attentivement l’immensité des eaux, et vous y verrez les messagers de la bonne nouvelle.” »
La Tour de l'Hirondelle, page(s) 294

«Sitôt que l'elfe Avallac’h eut prononcé cestes paroles, lesdits oiseaux petits et noirs abandonnèrent les eaux du lac où, durant tout l’hiver, ils se protégeaient du froid au fond des flots. Car ainsi que le savent les gens érudits, les hirondelles, à l’encontre des autres oiseaux, ne migrent pas vers les pays chauds pour revenir au printemps, elles s’agrippent les unes aux autres à l’aide de leurs petites pattes griffues et plongent par bandes entières dans le fond des eaux pour y passer tout l’hiver; ce n’est qu’au printemps que de profundis, de sous les eaux, elles rejaillissent. Néanmoins l’hirondelle n’est pas uniquement du printemps et de l’espoir le symbole, elle incarne également un modèle de pureté immaculée, car jamais sur la terre elle ne se pose, elle n’a avec la saleté et les immondices terrestres aucun contact.

» Revenons-en cependant à notre lac: les oiseaux en tournoyant avaient, eût-on dit, de leurs petites ailes éparpillé la brume, car soudain émergea du brouillard une tourelle magnifique, enchantée. D’une seule voix nous poussâmes un soupir d’émerveillement, car l’on eût dit cette tourelle de vapeurs tissée, ayant la brume comme fundamentum, et à son sommet, couronnée par les scintillements de l’aube, une aurora borealis féerique.

» Un génie surnaturel puissant en vérité avait dû construire ceste tour, qui ne pouvait être l’œuvre d’un esprit humain.

» L'elfe Avallac’h perçut notre admiration et dit: “Voici Tor Zireael, la tour de l’Hirondelle. Voici les Barrières des Mondes et les Portes du Temps. Réjouissez vos yeux, humains, car il n’est pas donné à tout un chacun de la voir apparaître.”

» Quand nous lui demandâmes s’il était possible de s’avancer et d’admirer de près ladite tour ou même de la toucher de propria manu, Avallac’h se mit à rire. “Tor Zireael, dit-il, n’est pour vous qu’un songe onirique, or on ne peut toucher les songes. Et c’est bien ainsi, ajouta-t-il, car la tour n’est là que pour les Erudits et quelques rares Élus pour qui les Portes du Temps sont celles de l’espoir et de la renaissance. Pour les profanes elles sont les portes du cauchemar.”

»À  peine avait-il prononcé ces paroles que derechef les brumes se refermèrent sur la tour, privant nos yeux de la contemplation de ceste enchantement... »
La Tour de l'Hirondelle, page(s) ?