Pogrom de Rivia

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Pogrom de Rivia

Le Pogrom de Rivia est un incident qui a débuté sur le marché de la ville de Rivie. Tout à coup une dispute entre Nadia Esposito et quelques nains a dégénéré. La foule sur la place du marché est devenu folle. Les humains ont attaqué les non-humains. Geralt est mort. Ce n'était pas le premier pogrom sur le continent.

Pogrom de Riv dans la Saga[modifier | modifier le wikicode]

Dans La Dame du Lac[modifier | modifier le wikicode]

Geralt de Riv et Jaskier arrivèrent à Rivie le sixième jour après la nouvelle lune d’avril. Geralt avait fixé le rendez-vous à L’Auberge du Coq et de la Couveuse pour y attendre Ciri et Yennefer. La première chose qui sautait aux yeux lorsqu’on pénétrait à l’intérieur de l’auberge était une affichette annonçant : « J’embauche un cuisinier. » La seconde, un grand dessin réalisé sur un panneau de planchettes assemblées qui représentait une monstruosité barbue tenant une hache dégoulinante de sang avec l’inscription suivante : « Les nains sont des nabots pouilleux et des traîtres. »

Jaskier prit peur ; non sans raison. Presque tous les clients de l’auberge – sans compter quelques ivrognes passablement éméchés et deux maigres prostituées aux yeux cernés – étaient des « jouvenceaux » vêtus des mêmes vestes de cuir cloutées et portant de la même façon des épées à l’épaule. Ils étaient huit, des deux sexes, mais ils faisaient autant de raffut que s’ils avaient été vingt, criant et blasphémant plus fort les uns que les autres. L’aubergiste les reconnus et les informa qu'ils devaient se rendre au quartier de l’Ormeraie, à la taverne Chez Wirsing.

Ils y trouvèrent Yarpen Zigrin et Zoltan Chivay puis partagèrent un repas. Ils étaient là, assis, silencieux, plongés dans leurs réflexions. Ils étaient si absorbés par leurs méditations qu’ils ne prêtèrent pas attention au brouhaha qui montait de la ville et s’intensifiait, un bruit funeste de foule en colère, comme un essaim de guêpes énervées dont le bourdonnement gagnait en puissance. C’est à peine s’ils remarquèrent que sur la jetée silencieuse et déserte du lac se profilait une silhouette, suivie d’une deuxième, puis d’une troisième.

Au moment où un rugissement explosait en ville, la porte de l’auberge Chez Wirsing s’ouvrit avec fracas et un jeune nain pénétra à l’intérieur, le visage tout rouge d’avoir tant couru. Il avait du mal à reprendre son souffle. Le sorceleur en écoutant avec inquiétude les cris et les rugissements de la foule qui se rapprochaient rapidement, incita les nains à ce cacher dans la cave. Jaskier aussi était pâle. Geralt n’en était pas spécialement étonné. Aux rugissements uniformes et réguliers qui leur parvenaient jusqu’à présent s’étaient mêlés des sons isolés. Des sons à faire se dresser les cheveux sur la tête. Le poète gémit qu'on pourrait bien le prendre pour un elfe…

Des nuages de fumée s’élevèrent des toits des maisons. Et des fuyards surgirent des ruelles. Des nains. Des deux sexes. Deux d’entre eux sautèrent sans hésitation dans le lac et commencèrent à nager droit devant eux, en battant l’eau énergiquement. Les autres se dispersèrent. Une partie se dirigea vers l’auberge. La populace aussi surgit des ruelles. Plus rapide que les nains. Dans cette course, la soif de tuer se révélait la plus forte. Les hurlements des gens qu’on assassinait parvenaient jusqu’aux vitres colorées des fenêtres de l’auberge et vrillaient les oreilles. Geralt sentit ses mains commencer à trembler.

L’un des nains fut proprement écharpé, mis en pièces. Un autre, renversé à terre, fut transformé en quelques secondes en une masse sanglante et difforme. Une naine fut trucidée à coups de fourche et de lance ; l’enfant qu’elle avait protégé jusqu’au bout, piétiné, écrasé à coups de talon. Trois autres, un nain et deux naines, couraient droit vers l’auberge. Poursuivis par la foule hurlante. Geralt inspira profondément. Il se leva. Sous les regards effrayés de Jaskier et de Wirsing, il ôta de l’étagère au-dessus de la cheminée le sihill de Mahakam, sorti de la forge de Rhundurin en personne. Jaskier implora Geralt d’une voix déchirante. Le sorceleur résignait se dirigea vers la sortie. Tout en lui mentionnant que c'était c’est vraiment la dernière fois et qu'il soit damné si il mentait.

Peu de temps après Yennefer de Vengerberg et Triss Merigold dispersèrent les émeutiers. La grêle que les magiciennes avaient fait tomber sur la ville avait refroidi les têtes brûlées. L’armée put donc se risquer à frapper et rétablir l’ordre. Jusque-là, les soldats avaient eu peur. Ils savaient ce qu’il en coûtait de s’attaquer à une foule en furie, ils avaient vu la racaille, assoiffée de sang et de meurtres, qui n’avait peur de rien et ne reculait devant rien. Le déchaînement des éléments naturels avait tout de même refréné les élans barbares de ce monstre aux mille visages, et la charge des troupes avait fait le reste. Le calme retomba sur Rivie. Sans les quelque deux cents cadavres affreusement mutilés et les dizaines d’habitations incendiées, on aurait pu penser qu’il ne s’était rien passé. Dans le quartier de l’Ormeraie, tout près du lac Loc Eskalott, où un magnifique arc-en-ciel illuminait le ciel, les saules pleureurs se reflétaient admirablement à la surface de l’eau aussi lisse que celle d’un miroir, les oiseaux s’étaient remis à chanter, l’air sentait bon le feuillage humide. Un magnifique paysage bucolique où tout semblait irréel. Même le sorceleur, gisant dans une mare de sang, et auprès duquel était agenouillée Ciri. [1].

Pogrom de Riv après la Saga[modifier | modifier le wikicode]

On raconta par la suite que les tragiques événements de Rivie étaient tout à fait fortuits, qu’il s’était agi d’une réaction spontanée, subite et d’une explosion de juste colère imprévisible, née de l’animosité réciproque et de l’aversion entre les humains, les nains et les elfes. On raconta que ce n’étaient pas les humains mais les nains qui avaient attaqué les premiers. Qu’un marchand nain avait agressé une jeune noble du nom de Nadia Esposito, une orpheline de guerre, et qu’il avait fait usage de la violence envers elle. Lorsque des nobles s’étaient portés au secours de leur amie, le nain avait appelé ses pairs à l’aide. De rixes en batailles, le marché tout entier fut alors pris dans la bagarre qui se transforma en boucherie, en une attaque massive des humains contre une partie du faubourg et le quartier de l’Ormeraie, territoires occupés par des non-humains. En l’espace d’une heure à peine, depuis l’incident au marché jusqu’à l’intervention des mages, cent quatre-vingts personnes furent tuées, près de la moitié des victimes étant des femmes et des enfants.

La même version des faits fut relatée par le professeur Emmerich Gottschalk d’Oxenfurt dans ses travaux. Mais il en fut qui racontèrent une autre version. Quelle spontanéité ? Quelle explosion brusque et imprévisible ? se demandaient-ils, quand quelques minutes à peine après l’incident sur le marché, des voitures avaient surgi au coin des rues et des armes commencé d’être distribuées aux humains ? Quelle colère subite et juste, quand les meneurs de la populace, les plus bruyants et les plus actifs, s’étaient révélés être des étrangers que personne ne connaissait, arrivés à Rivie d’on ne savait où quelques jours seulement avant les événements ? Et qui ensuite avaient tout aussi mystérieusement disparu ? Pourquoi l’armée était-elle intervenue si tardivement, et si mollement au début ? D’autres chercheurs quant à eux virent dans les incidents de Rivie une provocation nilfgaardienne ; certains autres affirmèrent que tout ça était une manigance des nains eux-mêmes, qui avaient fait cause commune avec les elfes, pour diffamer les humains.

Parmi les théories scientifiques sérieuses se distingua celle, particulièrement osée, d’un jeune diplômé excentrique qui, tant qu’on ne l’eut pas fait taire, affirmait qu’il n’avait jamais été question d’un complot ni d’une machination à Rivie, mais d’une simple illustration concrète des tares habituelles et ô combien répandues parmi la population locale : ignorance, xénophobie, goujaterie brutale et profond abrutissement. Puis l’affaire finit par lasser tout le monde et l’on n’en parla plus. [1]

Il est à noter que que d’après Nimue, la Grêle dévastatrice de Merigold est une appellation qui n’a aucune valeur officielle, le sortilège ne fut jamais enregistré, car, après Triss Merigold, nul ne réussit à le reproduire. Pour des raisons simples. Triss avait alors les lèvres abîmées et ne parlait pas distinctement. Les mauvaises langues affirment qu’elle avait de plus la gorge nouée par la peur.

Condwiramurs Tilly rétorqua qu'il ne manque pas d’exemples du courage et de la bravoure de la noble Triss, on la surnomme même l’Impavide dans certaines chroniques. Mais elle s’interrogea sur autre chose. L’une des versions de la légende affirme que Triss n’était pas seule sur le mont de Rivie. Que Yennefer était avec elle. Nimue contemplait l’aquarelle qui représentait un mont noir, abrupt, tranchant comme un couteau sur un fond de nuages bleu-noir illuminés. Au sommet du mont on distinguait la silhouette d’une femme svelte aux bras écartés et aux cheveux en bataille. Nimue constata que s'il y avait qui que ce soit là-bas avec Triss, aucune trace n’en est restée dans la vision de l’artiste.[1]

Pogrom de Riv dans The Witcher[modifier | modifier le wikicode]

Dans The Witcher[modifier | modifier le wikicode]

Le Pogrom de Rivia est un livre dans le jeu qui raconte ces événements.

Dans « The Witcher 2: Assassins of Kings »[modifier | modifier le wikicode]

Dans « The Witcher 2: Assassins of Kings », Geralt commence à récupérer ses souvenirs et les événements du massacre de Rivie sont racontés pendant un flash-back. La population de Rivie à ce moment était de 1234 dont 253 non-humains. Pendant les émeutes 76 non-humains péri et parmi ceux-ci, Geralt de Riv, transpercé à la poitrine par la fourche d'un homme prénommé Rob. Yennefer de Vengerberg s'éffondra elle-aussi en tentant de guérir le sorceleur. Quand Ciri arriva près d'eux, elle les mit dans une barque et les emmena sur le lac, dans la brume. Personne ne revit plus jamais Ciri, Yennefer et Geralt.

Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]

  1. 1,0, 1,1 et 1,2 La Dame du Lac, Chapitre 12.


Galerie[modifier | modifier le wikicode]