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Radowid III le Hardi

De Sorceleur Wiki
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Radowid III le Hardi
Identité
V.O.
Radowid III Śmiały
Surnom(s)
« le Hardi »
« le Roux »
Nationalité
Flag Redania.svg
Statut
Titre(s)
roi de Redania
roi de Kovir et Poviss (nominal)
Famille
Père
Radowid II le Marin
Mère
Cirra de Cintra
Fratrie
Vizimir I le Vieux
Conjoint(e-s)
Viviana de Lyria
Enfant(s)
Vridank l'Elfe
Roi de Redania
(millieu du XIIe siècle)
Vestibor le Fier Vridank l'Elfe
Roi de Kovir et Poviss
(millieu du XIIe siècle)
Vestibor le Fier Abolition du titre en Redania

Radowid III, dit « le Hardi » ou plus communément « le Roux », est roi de Redania vers le milieu du XIIe siècle. Énergique, déterminé, mais aussi fourbe et avide, il s’emploie à restaurer la puissance et le prestige de la Redania, sévèrement entaché durant le règne de son prédécesseur.

Histoire[modifier | modifier le wikicode]

Surnommé le Hardi par les flagorneurs et les hagiographes, et le Roux par tous les autres, il mit le doigt sur une incohérence que personne avant lui n'avait voulu relever, allez savoir pourquoi: pour quelle raison la Redania ne touchait-elle pas un denier du gigantesque négoce mené par Kovir? Il était temps que le vassal kovirien commence à servir ses suzerains! Une formidable occasion se présenta peu après; un différend concernant le tracé d’une frontière surgit entre la Redania et Aedirn; la discorde portait, comme d’habitude, sur la vallée du Pontar. Radowid III était décidé à intervenir militairement, et il commença à s’y préparer. Il promulgua un impôt militaire spécial, appelé « la dîme pontaroise ». Celle-ci devait être payée par tous les sujets de la couronne et tous les vassaux. Y compris l’apanage kovirien. Le Roux se frottait les mains: dix pour cent des revenus de Kovir, ce n’était pas rien!

Des ambassadeurs redaniens se rendirent à Pont Vanis, dont on disait que c’était une place forte entourée d’une palissade en bois. Lorsqu’ils furent de retour, ils communiquèrent au Roux des nouvelles surprenantes. Pont Vanis n’était pas une place forte entourée d’une palissade en bois. C’était en réalité une ville énorme, la capitale d’été du royaume de Kovir, dont le souverain, le roi Gedovius, envoyait au roi Radowid, par l’intermédiaire des ambassadeurs, la réponse suivante:


« Le royaume de Kovir n’est le vassal de personne. Les prétentions et les revendications de Tretogor sont infondées et s’appuient sur une lettre morte, qui n’a jamais eu force de loi. Les rois de Tretogor n’ont jamais été les suzerains des seigneurs de Kovir, car les seigneurs de Kovir - il sera facile de le vérifier dans les annales - n’ont jamais payé de tribut à Tretogor, n’ont jamais rempli d’obligations militaires envers elle, et, plus important encore, n’ont jamais été invités aux cérémonies données en l’honneur des fêtes nationales, ni à aucune autre célébration.
»Je suis par conséquent au regret de vous informer que moi, Gedovius, roi de Kovir, ne puis vous reconnaître comme mon seigneur et suzerain, et encore moins verser la dîme. Les vassaux koviriens étant exclusivement soumis à l’autorité de la seigneurie kovirienne, ils ne peuvent eux non plus y souscrire. »


Le message était clair: que Tretogor se mêle de ses affaires et non de celles de Kovir, royaume indépendant. Une colère noire s’empara du Roux. Kovir se prenait pour un royaume indépendant? Soit. Désormais, il serait donc traité comme un fief étranger. La Redania, ainsi que Kaedwen et la Temeria, que le Roux avait ralliés à sa cause, adoptèrent des mesures de rétorsion et des droits de douane exorbitants à l'encontre de Kovir. Tout marchand kovirien faisant route vers le sud devait, de gré ou de force, exposer toute sa marchandise dans l’une des villes de Redania et la vendre, ou alors rebrousser chemin.

La même sujétion était imposée aux marchands des lointaines régions du Sud qui s’apprêtaient à se rendre à Kovir. Sur les marchandises que Kovir transportait par la mer sans accoster dans les ports rédaniens ou témériens, la Redania exigea des taxes scélérates. Les bateaux koviriens étaient bien décidés à ne pas payer; seuls ceux qui ne parvenaient pas à s’enfuir assez vite versaient la somme exigée. Ce jeu du chat et de la souris commencé sur la mer s’acheva par un incident. Alors qu’il tentait d’arrêter un marchand kovirien, un patrouilleur rédanien prit feu, attaqué par deux frégates koviriennes venues en renfort. Il y eut des victimes. C’en était trop. Radowid le Roux décida de mater son vassal insoumis une bonne fois pour toutes. L’armée de Redania, forte de quatre mille hommes, traversa la rivière Braa, et un corps expéditionnaire de Kaedwen entra dans Caingorn.

Une semaine plus tard, deux mille rescapés rédaniens passaient la rivière Braa dans l’autre sens, tandis que les misérables survivants du corps kaedwien se traînaient pour rentrer chez eux par les cols des montagnes du Désert. Mais un autre objectif se profila bientôt, auquel contribua l’or des montagnes du Nord. L’armée permanente de Kovir était composée de vingt-cinq mille condottieres; originaires des coins les plus reculés du monde, aguerris aux combats professionnels, ils vouaient une fidélité absolue à la couronne de Kovir en échange d’une solde particulièrement généreuse et d’une retraite garantie par contrat. Ils étaient prêts à tous les risques pour obtenir la prime, particulièrement généreuse elle aussi, accordée pour chaque bataille remportée. Ces riches soldats étaient par ailleurs menés au combat par des chefs expérimentés, capables et dotés eux aussi d’une belle fortune, que le Roux et le roi Benda de Kaedwen connaissaient fort bien: il n’y avait pas si longtemps, ces mêmes hommes servaient dans leurs propres rangs, avant de prendre subitement leur retraite pour se rendre à l’étranger.

Le Roux n’était pas stupide, et savait tirer les leçons de ses erreurs. Il tempéra les généraux téméraires qui voulaient partir en croisade, il ignora les marchands qui exigeaient un blocus alimentaire, il amadoua Benda de Kaedwen qui réclamait vengeance pour l’extermination de son unité d’élite. Le Roux entama des négociations, bravant l’humiliation. La pilule fut pourtant difficile à avaler, le roi de Kovir acceptant de discuter, mais chez lui, à Lan Exeter.

Sur les marches du palais royal Ensenad, la résidence d’hiver attenant au canal - le seul bâtiment à posséder une large façade -, patientait déjà un comité d’accueil, dont le couple royal: le souverain de Kovir, Gedovius, et son épouse, Gemma. Le couple accueillit les nouveaux venus dignement, poliment, quoique d’une manière atypique. « Cher oncle », dit Gedovius en s’adressant à Radowid. « Cher grand-père », dit Gemma en souriant à Benda. Gedovius était de fait un Trojdenien. Gemma, quant à elle, descendait, comme cela fut confirmé, de la rebelle Aideen, héritière illégitime des rois d’Ard Carraigh, qui s’était enfuie de Kaedwen.

Ce rappel des liens de parenté égaya les humeurs et éveilla la sympathie, mais n’aida en rien les négociations. Dans le fond, cette rencontre n’avait rien d’une séance de négociation. Les «enfants» exposèrent brièvement leurs exigences. Les « grands-pères » les écoutèrent. Et signèrent le document que les héritiers nommeraient plus tard le « Premier Traité d'Exeter». Pour le distinguer des traités conclus ultérieurement, on le désigne aussi par les premiers mots de son préambule: Mare Liberum Apertum.

Les exigences des « enfants » étaient les suivantes: « La mer est libre et ouverte. Le commerce est libre. Le profit est sacré. Respecte le commerce et le profit de ton prochain comme les tiens propres. Entraver le commerce et la réalisation de profits est une violation des droits de la nature. Kovir n’est le vassal de personne. C’est un royaume indépendant, autonome et neutre. » Gedovius et Gemma ne semblaient guère enclins, même par pure politesse, à faire la moindre concession, le moindre geste qui aurait permis à Radowid et Benda de ne pas perdre la face. Et pourtant ils le firent. Ils concédèrent à Radowid le Roux le droit d’user, dans les documents officiels, et ce jusqu’à sa mort, du titre de roi de Kovir et de Poviss, et à Benda, de celui de roi de Caingorn et de Malleore, également jusqu’à sa mort


Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]