Renfri

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Renfri
Identité
V.O.
Renfri
Surnom(s)
Pie-Grièche
Espèce
Humaine
Apparence
Cheveux
Blond
Statut
Titre(s)
Princesse de Creyden
Affiliation(s)
Bande de Renfri
Famille
Père
Fredefalk

Renfri était la fille de Fredefalk, prince de Creyden, et belle-fille d'Aridea.

Apparence et caractère[modifier | modifier le wikicode]

Renfri était presque aussi grande que Geralt. Ses cheveux, de la couleur de la paille, à la coupe fantaisiste, irrégulière, lui arrivaient juste en dessous des oreilles. Vêtue d'un corselet de velours qui épousait ses formes, serré à la taille par une ceinture d'ornement. Sa jupe, asymétrique, lui couvrait la cheville du côté gauche, et du côté droit, découvrait une cuisse ferme au-dessus d'une botte en peau d'élan. Un glaive lui battait le flanc gauche tandis qu'un poignard à manche incrusté d'un gros rubis pendait à son flanc droit. Renfri semble immunisée contre les effets de la magie. [1].

Renfri dans la saga[modifier | modifier le wikicode]

Avant Le Moindre Mal[modifier | modifier le wikicode]

Son histoire commence à Creyden, une minuscule principauté du Nord, où Fredefalk, le prince de Creyden, avait pour épouse Aridea, une femme intelligente et instruite. Elle comptait parmi ses ascendants un grand nombre d’éminents adeptes de la sorcellerie et avait reçu, très certainement en héritage, un objet magique assez rare et d’une grande puissance, le miroir de Nehalena. Les miroirs de Nehalena servaient surtout aux devins et aux oracles car ils prédisaient infailliblement l’avenir, même si c’était par des méthodes compliquées. Aridea s’adressait assez souvent à son miroir…[1]

Aridea se préoccupait beaucoup du destin de son pays. Et son Miroir lui avait prédit une mort horrible, pour elle et pour une foule de gens, de la main de la fille que Fredefalk avait eue d’un premier mariage, ou par sa faute. Aridea a fait en sorte que l’information parvint au Conseil, lequel a envoyé le mage Stregobor à Creyden. Renfri, l’aînée de Fredefalk, était née juste après l'éclipse faisant l'objet de la prophétie du « soleil noir », selon laquelle les filles nées durant cette éclipse seraient affectées par une malédiction les changeant en monstres cruels. Le magicien soumis la petite à une brève et discrète observation et procéda à quelques tests avec des formules magiques, la plupart ont confirmé que la petite était une mutante. Stregobor était pour qu’on isole simplement la jeune fille mais la princesse en décida autrement. Elle expédia la petite dans la forêt avec un sbire à sa solde pour qu'il l'assassine mais on le retrouva dans les broussailles. Il n’avait plus son pantalon. Il fut donc facile de reconstituer le déroulement des événements : la jeune fille lui avait enfoncé l’épingle de sa broche dans le cerveau, par l’oreille, pendant que l’homme avait l’esprit occupé à tout autre chose.[1]

Renfri était princesse, mais c’était seulement à Creyden. Elle avait tout ce dont elle pouvait rêver sans avoir même besoin de le demander. Des domestiques à son service au moindre appel, des robes, souliers, culottes de baptiste, bijoux et paillettes, un poney isabelle, des poissons rouges dans le bassin, des poupées et une maison de poupées plus grande qu'une chambre d'auberge. Et ce paradis a duré jusqu’à ce que Stregobor et d’Aridea donnent l’ordre à un homme de main de l’emmener dans la forêt, pour l’égorger et leur rapporter son cœur et son foie. Ce fut la fin de la petite princesse. Sa robe était déchirée, la fine baptiste avait irrémédiablement perdu sa blancheur. Ensuite, elle connu la saleté, la faim, la puanteur, les coups de bâton et les coups de pied. Elle se donna à la première fripouille venue pour une assiette de soupe et un toit au-dessus de la tête. C'est cheveux ressemblait jadis à de la soie, et lui arrivaient une bonne coudée au-dessous des fesses. Quand elle attrapa des poux, on le lui coupa avec des ciseaux servant à tondre la laine des moutons, jusqu’à la peau. Ils n’ont jamais repoussé correctement.[1]

Renfri volait pour ne pas mourir de faim, tuait pour ne pas être tuée. Elle a été enfermée dans des cachots qui puaient l’urine, sans savoir si le lendemain on allait la pendre ou seulement la fouetter et la chasser. Et pendant tout ce temps, sa belle-mère et son sorcier étaient à ses trousses, ils lui envoyèrent des assassins, lui jeta des sorts ou essayèrent de l’empoisonner avec une pomme assaisonnée d’un extrait de belladone. Elle fut sauvé par un gnome qui lui donna un vomitif. Elle avait bien cru que son heure était arrivée mais elle survécu. Les sept gnomes firent preuve de plus de bonté envers elle que la plupart des humains qu'elle avait rencontrée. Pour sa part, Stregobor dû quitter Creyden en toute hâte car Fredefalk commençait à avoir des soupçons. Quatre années se sont écoulées sans qu'il ait de nouvelles d’Aridea. Elle avait retrouvé la piste de la petite, qui vivait à Mahakam avec sept gnomes qu’elle avait convaincus qu’il était plus rentable de dévaliser les marchands sur les routes que de s’encrasser les poumons dans une mine. On l’appelait communément la Pie-grièche, parce qu’elle aimait empaler vives ses victimes sur des pieux taillés en pointe. [1]

Aridea engagea plusieurs hommes de main, mais aucun n’est jamais revenu. Après, les volontaires ne se bousculaient pas, la petite s’était taillé une certaine célébrité. Elle avait si bien appris à se servir d’une épée que peu d’hommes étaient capables de lui tenir tête. Convoqué, Stregobor est arrivé clandestinement à Creyden pour y apprendre qu’Aridea venait d’être empoisonnée. Tout le monde pensait que l’auteur du crime était Fredefalk lui-même, qui avait des visées sur un jeune tendron plus vigoureux, mais Stregobor, pensait que c’était Renfri. Le prince Fredefalk est mort peu de temps après, lors d’un étrange accident de chasse, et l’aîné des fils d’Aridea a disparu sans laisser de traces. Là aussi, Stregobor pensa que ça ne pouvait être que le travail de la petite. Renfri avait déjà dix-sept ans. [1]

Pendant ce temps, elle semait la terreur dans tout Mahakam avec ses gnomes. Sauf qu’un jour, ils se sont querellés pour on ne sais trop quel motif, le partage d’un butin ou leur tour dans son lit selon les jours de la semaine. Toujours est-il qu’ils se sont entre-égorgés. Aucun des sept gnomes n’a survécu à cette dispute au couteau. La Pie-grièche était la seule survivante. Stregobor était déjà dans la région à l’époque. Ils se sont retrouvés face à face : elle l’avait reconnu sur-le-champ et a compris le rôle qu'il avait joué à Creyden. À peine Stregobor eu le temps de prononcer une formule magique que ses mains se sont mises à trembler, Renfri lui sauta dessus avec son glaive. Stregobor l'expédia dans un beau bloc de cristal de roche de six coudées sur neuf. Une fois qu’elle a été en léthargie, il jeta le bloc dans la mine des nains, et combla le puits.[1]

Mais un prince héritier l’a retrouva et dépensa une fortune en contre-malédictions. Il l’a désenvoûta et ramena triomphalement chez lui, dans un royaume reculé, à l’Est de Blaviken. Son père, un vieux brigand, a fait preuve de plus de bon sens. Il administra une correction à son fils et décida de faire cracher à la Pie-grièche des informations sur les trésors qu’elle avait pillés avec ses gnomes et ingénieusement cachés. L’erreur du père a été de se faire assister de son fils aîné lorsqu’elle a été allongée nue sur le banc du bourreau. Dès le lendemain, le fils aîné en question, déjà orphelin et privé de ses frères et sœurs, régnait sur cette principauté, et la Pie-grièche est devenue sa première favorite mais ne l’est pas restée longtemps. Jusqu’à la première révolution de palais, pour employer un terme bien pompeux parce que ce palais-là faisait plutôt penser à une étable, il est bientôt apparu qu’elle ne m’avait pas oublié Stregobor. Durant tout ce temps elle poursuivait Stregobor qu'elle estimait responsable de ses malheurs et cela dura jusqu'à ce que sa route croise celle de Geralt de Riv à Blaviken. [1]

Dans Le Moindre Mal[modifier | modifier le wikicode]

Arrivé à Blaviken avec une dépouille de kikimorrhe, Geralt se voit conseiller par le maire de la ville, Caldemeyn, d'aller voir un mage installé dans la ville depuis un an pour espérer monnayer des morceaux du monstre. Il s'avère que le mage en question n'est autre que Stretogor, toujours poursuivi par Renfri qui vient justement d'arriver en ville. Les conversations de Geralt avec Stretogor puis Renfri permettent de reconstituer la suite de l'histoire de Renfri.[1]

Geralt rencontra Renfri et lui dit que comme il était l'hôte du maire il ne pouvait pas la laisser assassiner le mage de la ville. Renfri de son côté répondit à Geralt qu'elle ne renoncerait pas et, d'une certaine façon, le manipula pour le forcer à la provoquer en duel le lendemain avec ses hommes de main. Bien que Geralt lui demande une dernière fois de quitter la ville pour éviter un massacre, Renfri refusa. Geralt se vit dans l'obligation d'éliminer toute la troupe qui passa par le fil de son épée. Renfri fut la dernière à lui faire face et Geralt fut forcé de la tuer... ce que probablement elle avait cherché pour mettre fin à une vie de tristesse. [1]



Sous la plume de Sapkowski[modifier | modifier le wikicode]

Cette fois, je me suis réfugié à Angren, mais à nouveau, elle m’a retrouvé. Je ne sais pas comment elle fait, j’efface pourtant toutes les traces derrière moi. Ce doit être une particularité de sa mutation.
- Qu’est-ce qui t’a empêché de prononcer une nouvelle malédiction pour la changer en cristal ? Des remords ?
- Non. Je n’en avais aucun. Mais elle s’est immunisée contre les effets de la magie.
- C’est impossible.
- Si. Il suffit d’avoir l’objet magique qu’il faut, ou une aura. Là encore, ça peut être plus ou moins lié à sa mutation en cours d’évolution.

— « Le moindre mal », dans la collection Le Dernier Vœu, page(s) ?

Geralt se retourna très lentement pour se retrouver face à des yeux couleur d'eau de mer.
Elle était presque aussi grande que lui. Ses cheveux, de la couleur de la paille, à la coupe fantaisiste, irrégulière, lui arrivaient juste en dessous des oreilles. Vêtue d'un corselet de velours qui épousait ses formes, serré à la taille par une ceinture d'ornement, elle avait une main appuyée contre la porte. Sa jupe, asymétrique, lui couvrait la cheville du côté gauche, et du côté droit, découvrait une cuisse ferme au-dessus d'une botte en peau d'élan. Un glaive lui battait le flanc gauche tandis qu'un poignard à manche incrusté d'un gros rubis pendait à son flanc droit.

— « Le moindre mal », dans la collection Le Dernier Vœu, page(s) 143

Civril cessa immédiatement de rire. Geralt n’en fut pas surpris. Des accents très étranges avaient résonné dans la voix de Renfri, ils évoquaient le reflet rouge d’un incendie sur la lame des épées, les hurlements de gens qu’on assassine, les hennissements des chevaux et l’odeur du sang. Les autres avaient dû avoir la même impression car même la gueule basanée de Tavik blêmit.
— « Le moindre mal », dans la collection Le Dernier Vœu, page(s) ?

Elle s’approcha de la table. Grande, mince et souple, elle s’assit en tendant devant elle ses jambes prises dans des bottes. Elle n’avait pas d’armes, du moins en apparence.
— « Le moindre mal », dans la collection Le Dernier Vœu, page(s) ?

J’ai été princesse, mais c’était à Creyden. [...] Ce paradis a duré jusqu’à ce que ton Stregobor et cette putain d’Aridea donnent l’ordre à un homme de main de m’emmener dans la forêt, pour m’égorger et leur rapporter mon cœur et mon foie. [...] Ce fut la fin de la petite princesse. Sa robe était déchirée, la fine baptiste avait irrémédiablement perdu sa blancheur. Ensuite, elle a connu la saleté, la faim, la puanteur, les coups de bâton et les coups de pied. [...] Je volais pour ne pas mourir de faim. Je tuais pour ne pas être tuée. J’ai été enfermée dans des cachots qui puaient l’urine, sans savoir si le lendemain on allait me pendre ou seulement me fouetter et me chasser. Et pendant tout ce temps, j’avais ma belle-mère et ton sorcier à mes trousses, ils m’envoyaient des assassins, essayaient de m’empoisonner, de me jeter des sorts. Et tu voudrais que je fasse preuve de grandeur d’âme ?
— « Le moindre mal », dans la collection Le Dernier Vœu, page(s) ?


Apparitions[modifier | modifier le wikicode]

Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]