Un demi-siècle de poésie

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Un demi-siècle de poésie

Un demi-siècle de poésie sont les mémoires du poète Jaskier. Le titre original était "Cinquante ans de poésie" mais Regis réussit à convaincre le poète qu'un demi-siècle serait mieux pour le titre. Condwiramurs Tilly possède un exemplaire d'une édition complétée et postfacée par le professeur Everett Denhoff Junior.

Extraits[modifier | modifier le wikicode]

« Dire que je la connaissais serait exagéré. Je pense que, hormis le sorceleur et la magicienne, personne ne la connaissait vraiment. Lorsque je l’ai vue pour la première fois, elle ne m’a pas réellement fait grande impression, bien que les circonstances liées à cette première fois aient été plutôt insolites. J’en ai connu certains qui affirmaient avoir immédiatement ressenti, dès leur première rencontre avec elle, le souffle de la mort qui se déplaçait derrière la jeune fille. Pour ma part, elle m’avait semblé tout à fait ordinaire, et je savais pourtant qu’elle n’avait rien d’ordinaire ; aussi m’efforçai-je instamment de découvrir en elle, de déceler, de ressentir ce quelle avait d’inhabituel. Mais je n’ai rien trouvé, rien perçu. Rien qui aurait pu être le signal, l’annonce ou le présage des événements tragiques qui suivirent. Ceux dont elle était la cause. Et ceux qu’elle occasionnait elle-même. »
Le Temps du Mépris, page(s) ?

« De l’amour, nous savons peu de chose. Il en est de l’amour comme d’une poire. La poire est sucrée, chacun en connaît la forme. Mais essayez donc de définir la forme d’une poire. »
Le Temps du Mépris, page(s) ?

« J'ai connu beaucoup de militaires dans ma vie. Des maréchaux, des généraux, des voïvodes et des hetmans, vainqueurs de nombreuses campagnes et de nombreuses batailles. J'ai prêté l'oreille à leurs récits et leurs souvenirs. Je les ai vus, penchés sur des cartes, traçant des lignes de différentes couleurs, faisant des plans, élaborant des stratégies. Dans cette guerre sur papier, tout fonctionnait, tout était clair et se déroulait dans un ordre exemplaire. “Il faut qu'il en soit ainsi, expliqueraient les militaires. L'armée, c'est avant tout de l'ordre et de la discipline. L'armée ne peut exister sans ces deux piliers.”

Il est d'autant plus surprenant de constater que la guerre véritable — et j'en ai connu plus d'une ! — , pour ce qui est de l'ordre et de la discipline, rappelle à s'y méprendre un bordel en proie aux flammes. »
Le Baptême du Feu, page(s) 54

« On m'a souvent demandé comment j'en étais venu à écrire me Mémoires. Quel fait précis, quel événement avait accompagné ou suscité mes premiers écrits. Par le passé, j'avais coutume de produire diverses explications, fabulant, la plupart du temps ; à présent, toutefois, je rends hommage à la vérité, car aujourd'hui, alors que ma chevelure a blanchi et que mon crâne s'est fichtrement dégarni, je sais que la vérité est une graine précieuse, et que le mensonge, en revanche, est une glume indigne.

» Et la vérité, la voici : l'événement déclencheur, celui auquel je dois me premières notes, celles qui permirent par la suite de donner corps à l'œuvre de ma vie, fut la découverte fortuite, parmi des affaires que mes compagnons et moi avions subtilisées sur des impedimenta lyriens, d'un crayon de plomb et de feuilles de papier. C'est arrivé… »
La Tour de l'Hirondelle, page(s) 76

« Alors qu'il se hâtait, qu'il nous pressait, nous harcelait, alors qu'il fulminait sans cesse, le sorceleur, pourtant, passa l'hiver à Toussaint. Quelles en étaient ses raisons ? Je n'en parlerai pas. Il avait ses raisons, voilà tout, inutile de s'étendre sur ce point. À ceux qui voudraient le blâmer, je rappellerai que l'amour revêt plusieurs visages ; et aussi qu'il ne faut point juger si l'on ne veut point être jugé à son tour. »
La Dame du Lac, page(s) 54


« Plonger son regard dans l’abîme est à mon sens une idiotie totale. Il existe sur terre une multitude de choses bien plus dignes d’un regard. »
La Saison des orages, page(s) ?


« Gardez-vous des illusions, car les apparences sont trompeuses. Rarement les choses sont telles qu’elles semblent être. Et les femmes, jamais. »
La Saison des orages, page(s) ?


« Je vais vous révéler un secret. Concernant les épées de sorceleurs. On dit qu’elles possèdent un pouvoir mystérieux ; balivernes ! Et qu’elles font des armes si fantastiques qu’il n’y en aurait pas de meilleure. Tout ça, c’est de la fiction, inventée pour la façade. Je le tiens d’une source absolument sûre. »
La Saison des orages, page(s) ?