Vampire

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Vampire
Détails
V.O.
Wampir
Langue(s)
Langage des vampires

Vampire est un terme générique décrivant différentes espèces de créatures qui boivent du sang.

Background[modifier | modifier le wikicode]

Les vampires dans l’œuvre de Sapkowski ne se conforment pas au stéréotype standard comme l'explique si bien l'un des leurs:

La plus grande majorité des gens est fermement convaincue que les vampires ne s’amusent pas, mais se nourrissent uniquement de sang, et de sang humain qui plus est. Or le sang est un fluide qui donne la vie, sa perte s’accompagne d’un affaiblissement de l’organisme, de la force vitale. Pour résumer : un monstre qui répand votre sang est un ennemi mortel. Mais un monstre qui convoite votre sang pour s’en nourrir est doublement mauvais. Il renforce sa propre force vitale au détriment de la vôtre ; pour que son espèce prospère, la vôtre doit s’éteindre. Qui plus est, un tel monstre est horrible car, bien que vous connaissiez la valeur vitale du sang, ce dernier vous répugne. L’un d’entre vous boirait-il du sang ? J’en doute. Il y a des gens qui à sa seule vue sont pris de faiblesse ou s’évanouissent. Dans certaines sociétés, les femmes se considèrent comme impures quelques jours par mois et s’isolent…

Après la Conjoncture des Sphères, il ne restait dans votre monde que mille deux cents vampires supérieurs environ. Parmi lesquels autant d’abstinents – nous sommes nombreux – que de buveurs invétérés – comme je l’ai moi-même été dans ma jeunesse. En règle générale, un vampire boit à chaque pleine lune, car la pleine lune est une fête que nous avons l’habitude… humm… d’arroser. Si l’on rapporte la chose au calendrier des humains, et considérant qu’il y a douze pleines lunes par an, nous obtenons un nombre théorique de quatorze mille quatre cents personnes mordues chaque année. Depuis la Conjoncture, si l’on se réfère encore une fois à votre échelle du temps, il s’est passé environ mille cinq cents ans. D’après un calcul rapide, il existerait donc en théorie vingt et un millions six cent mille vampires dans le monde.

Un vampire est un homme mort, mais pas tout à fait. Dans son cercueil il ne pourrit pas ni ne se transforme en poussière. Il est allongé dans sa tombe, tout frais, tout rose, prêt à sortir et à mordre. D’où vient ce mythe, si ce n’est de la crainte inconsciente et irrationnelle que vous inspirent vos vénérables morts ? Vous les entourez d’hommages et de souvenirs, vous rêvez d’immortalité ; vos mythes et légendes sont truffés de ressuscités qui ont vaincu la mort. Mais si votre vénérable arrière-grand-père défunt sortait soudain de sa tombe et exigeait une bière, une panique générale s’ensuivrait. Cela n’a rien d’étonnant. Après la mort, la matière organique est soumise à un processus de décomposition peu ragoûtant. Elle empeste, se mue en magma. L’âme immortelle, élément indispensable de vos mythes, se débarrasse de sa charogne puante avec dégoût et s’envole. Elle est pure, et peut donc tranquillement être honorée. Toutefois, vous avez tout de même imaginé un type d’âme répugnante, qui ne s’envole pas, n’abandonne pas sa charogne, et, même, refuse d’empester. C’est écœurant et contre nature. Un défunt qui respire est pour vous la plus immonde des anomalies. Un crétin a même inventé le terme de « mort-vivant », dont vous nous affublez très souvent.

Votre race mutante est capable de régénérer les ongles, les cheveux et l’épiderme, mais elle ne peut pas accepter l’idée qu’il existe des races plus performantes encore dans ce domaine. Pour autant, cette incapacité ne résulte pas d’un primitivisme, mais bien au contraire d’un égocentrisme forcené et de la conviction de votre propre perfection. Toute chose qui atteint un niveau de perfection supérieur au vôtre ne peut être qu’une détestable aberration. Laquelle s’inscrit dans les mythes. À des fins sociologiques.

Vous croyez que les vampires ne sont dangereux que la nuit, que le premier rayon du soleil les transforme en poussière ! À la source de ce mythe forgé autour des premiers feux de camp se trouvent votre « solarité », c’est-à-dire votre amour de la chaleur, ainsi que le rythme diurne qui instaure l’activité du jour. Pour vous, la nuit est froide, sombre, mauvaise, menaçante, pleine de dangers ; le lever du soleil vous apparaît par conséquent comme une nouvelle victoire dans la lutte pour la survie, il symbolise un nouveau jour, la continuation de l’existence. La lumière solaire apporte la clarté et la chaleur, les rayons vivifiants du soleil sont porteurs de l’anéantissement des monstres ennemis. Un vampire est réduit en cendres, un troll est pétrifié, un loup-garou se délycanthrophie, un gobelin fiche le camp en se voilant les yeux. Les prédateurs nocturnes retournent dans leur bauge et cessent d’être menaçants. Jusqu’au coucher du soleil, le monde vous appartient. Je le répète et j’insiste : ce mythe a vu le jour autour des feux de bois ancestraux. Aujourd’hui ce n’est rien d’autre qu’un mythe car vos demeures sont maintenant éclairées et chauffées ; bien que le rythme solaire continue à vous régir, vous êtes parvenus à « annexer » la nuit. Nous, les vampires supérieurs, nous nous sommes aussi quelque peu éloignés de nos cryptes primitives. Nous avons « annexé » le jour. L’analogie vaut pour vous comme pour nous.

L’adaptation à la lumière du soleil fut pour nous une fâcheuse nécessité. Pour perdurer, nous avons dû, à cet égard, nous assimiler aux humains. Par mimétisme. Ce qui, du reste, ne fut pas sans conséquence. Pour utiliser une métaphore, nous nous sommes allongés dans le lit du malade. Il existe des raisons de supposer que la lumière du soleil, à long terme, est mortelle. Selon une certaine théorie, d’ici quelque cinq mille ans, pour parler modestement, ce monde ne sera plus habité que par des créatures lunaires, actives la nuit.

Ce sont les peurs liées à la sexualité qui effraient le plus les humains. Une vierge qui se languit dans les bras d’un vampire en train de sucer son sang ; un jouvenceau offert en pâture aux pratiques abominables d’une vampiresse qui promène ses lèvres sur son corps… Un viol oral. C’est ainsi que vous voyez les choses. Le vampire paralyse sa victime par la peur et la contraint à un acte sexuel oral. Ou plus exactement à une immonde parodie de sexe oral. Et ce genre de pratiques sexuelles, qui exclut bien entendu la procréation, est répugnant.

Vous avez tiré d’un acte couronné par la volupté et la mort en lieu et place de la procréation un mythe sinistre. Vous-mêmes rêvez inconsciemment de ce genre de choses, mais vous avez des scrupules à l’offrir à votre partenaire, homme ou femme. Ledit vampire mythologique le fait donc pour vous, devenant par là même l’ultime et fascinante incarnation du Mal.

Espèces de vampire[modifier | modifier le wikicode]

Sous la plume de Sapkowski[modifier | modifier le wikicode]

« Vampire ou revenant : être mort ramené à la vie par le Chaos. Alors qu'il a perdu sa première vie, le vampire met à profit sa seconde vie au cours de la nuit. Il sort de sa tombe à la lueur de la lune, il ne peut agir que sous les effets de ses rayons ; il attaque les adolescentes endormies ou les garçons de ferme dont il suce le sang sucré sans les réveiller ».
Physiologus

Le Baptême du Feu, page(s) 158

Les paysans mangèrent de l’ail en abondance et, pour plus de sécurité encore, suspendirent des couronnes d’ail à leur cou. Certains, des femmes en particulier, se fourrèrent même des têtes d’ail entières partout où ils le pouvaient. Le hameau entier empestait l’ail horrendum. Les péquenauds pensaient alors qu’ils étaient à l’abri du danger, que le revenant ne pourrait rien leur faire. Grande fut leur stupéfaction quand, à la nuit tombée, arrivant en battant des ailes, le revenant ne fut pas le moins du monde effrayé. Il se mit à rire, à grincer des dents de plaisir. “C’est bien que vous vous soyez ainsi apprêtés, siffla-t-il, je vais vous dévorer sans plus attendre, car j’apprécie bien mieux la chair accommodée. Rajoutez donc encore du sel et du poivre, et n’oubliez pas non plus la moutarde.
Liber Tenebrarum, ou le Livre des événements terribles mais véridiques jamais expliqués par la Science

Le Baptême du Feu, page(s) ?

Après la Conjoncture des Sphères, il ne restait dans votre monde que mille deux cents vampires supérieurs environ. Parmi lesquels autant d’abstinents – nous sommes nombreux – que de buveurs invétérés – comme je l’ai moi-même été dans ma jeunesse. En règle générale, un vampire boit à chaque pleine lune, car la pleine lune est une fête que nous avons l’habitude… humm… d’arroser. Si l’on rapporte la chose au calendrier des humains, et considérant qu’il y a douze pleines lunes par an, nous obtenons un nombre théorique de quatorze mille quatre cents personnes mordues chaque année. Depuis la Conjoncture, si l’on se réfère encore une fois à votre échelle du temps, il s’est passé environ mille cinq cents ans. D’après un calcul rapide, il existerait donc en théorie vingt et un millions six cent mille vampires dans le monde.
Le Baptême du Feu, page(s) ?

Déjà dans ma jeunesse j’aimais bien… humm… prendre du bon temps en bonne compagnie ; de ce point de vue d’ailleurs, je ne me distinguais pas de la majorité des gens de mon âge. Vous savez ce que c’est, vous avez été jeunes vous aussi. Chez vous cependant, il existe un système d’interdictions et de limites, incarné par le pouvoir parental, les tuteurs, les supérieurs, les anciens, bref, par les traditions. Chez nous, cela n’existe pas. La jeunesse a toute liberté et elle en profite.
Le Baptême du Feu, page(s) ?

Comme tout vampire, je ne peux être repéré par aucune sonde vidéo ni aucun scannage, c’est-à-dire par aucun sortilège de détection. Il est possible, lorsqu’on se trouve physiquement à proximité, de dépister un vampire grâce à un sortilège analytique; en revanche, il est impossible de détecter un vampire à distance par un sortilège scannant. À l’endroit où se tient le vampire, le détecteur ne verra que du vide. Par conséquent, seul un magicien a pu se tromper et scanner quatre individus là où en réalité il y en avait cinq: quatre personnes et un vampire.
La Tour de l'Hirondelle, page(s) ?


Notes[modifier | modifier le wikicode]

Il y a un trait de vampire selon Sapkowski qui n'est pas respecté dans le jeu: L'ail est un talisman qui repousse les vampires, au contraire des traditions établis dans les romans.

Galerie[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]